Concept clé

Principale donnée probante : Les enfants nés de femmes réfugiées nord-coréennes en Chine affichent des taux de vaccination beaucoup plus faibles que les enfants chinois ou migrants locaux – avec des taux de vaccination complète de 14 % contre 93 % pour les enfants chinois d’origine locale et 55 % pour les enfants migrants. Alors que tous les enfants d’origine chinoise sont enregistrés et bénéficient de vaccins gratuits et qu’il existe des programmes spécifiques ciblant les enfants migrants, les enfants nés de réfugiés coréens n’ont pas de statut juridique et sont donc exclus du système public de soins de santé.

Chung HJ, Han SH, Kim H, et al. 2019. Childhood immunizations in China: disparities in health care access in children born to North Korean refugees. BMC International Health and Human Rights. 16.
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Principale donnée probante : Contrairement aux non-Somaliens, le niveau de richesse de la famille n’a pas eu d’incidence significative sur les chances d’être pleinement vaccinés parmi les enfants réfugiés somaliens vivant au Kenya. Cela peut mettre en évidence des obstacles systémiques à la vaccination qui touchent tous les niveaux socioéconomiques de la population réfugiée somalienne.

Masters NB, Wagner AL, Carlson BF et al. 2018. Childhood vaccination in Kenya: socioeconomic determinants and disparities among the Somali ethnic community. International Journal of Public Health. 64(3).
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Principale donnée probante : Une analyse des données d’enquêtes dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes a révélé que les taux de couverture du DTC3 parmi les enfants autochtones étaient nettement inférieurs à ceux des enfants d’origine européenne ou mixte dans trois des 14 pays, alors qu’il existait des inéquités significatives entre ces groupes, dans la plupart des pays, en termes de couverture des services de santé maternelle, tels que les soins prénatals et l’accouchement par une accoucheuse qualifiée. La plus grande équité en matière d’accès à la vaccination des enfants par groupe ethnique peut s’expliquer par le fait que les vaccinations sont souvent administrées dans les communautés par le biais de campagnes de vaccination, alors que les services de santé maternelle nécessitent l’accès à des établissements de santé, ce qui peut entraîner des frais d’utilisation et de transport.

Mesenburg MA., Restrepo-Mendez MC., Amigo H. et al. 2018. Ethnic group inequalities in coverage with reproductive, maternal and child health interventions: cross-sectional analyses of national surveys in 16 Latin America and Caribbean countries. Lancet Global Health. 6(8).
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Principale donnée probante : Selon une vaste étude rétrospective, les taux de vaccination adaptés à l’âge des enfants maoris et des îles du Pacifique, vivant en Nouvelle-Zélande, étaient inférieurs à ceux des autres groupes ethniques.

Charania NA., Paynter J., Lee AC. et al. 2018. Exploring immunisation inequities among migrants and refugee children in New Zealand. Human Vaccines & Immunotherapeutics. 14.
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Principale donnée probante : Une étude menée auprès de parents appartenant à divers groupes minoritaires de l’Utah, aux États-Unis – dont les deux tiers sont nés en dehors des États-Unis – a révélé des taux extrêmement faibles de vaccination contre le VPH chez leurs adolescentes. Seulement 20 % des parents avaient vacciné au moins un enfant avec une ou plusieurs doses de vaccin contre le VPH, comparativement à la moyenne nationale de 60 %. Un pourcentage plus élevé de personnes non vaccinées provenaient de certains groupes minoritaires, et possédaient un revenu familial et un niveau de scolarité plus faibles, et ont indiqué que les principales raisons expliquant la non-utilisation du vaccin étaient le manque de connaissances sur le vaccin, son coût et les préoccupations au sujet des effets secondaires. L’étude souligne la nécessité d’adopter des approches communautaires éducatives sur le VPH pour contribuer à la création d’un ensemble diversifié de soignants.

Kepka D., Bodson J., Lai D., et al. 2018. Factors associated with human papillomavirus vaccination among diverse adolescents in a region with low human papillomavirus vaccination rates. Health Equity. 2(1).
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Principale donnée probante : Les tests de dépistage administrés à plus de 300 migrants économiques et demandeurs d’asile nouvellement arrivés en Italie – la majorité d’entre eux venant d’Afrique subsaharienne – ont révélé des taux élevés d’infection chronique au virus de l’hépatite B et de tuberculose latente et active (avec 8 % présentant des signes d’infection en cours ou de tuberculose active). Ces résultats soulignent l’importance du dépistage universel des maladies infectieuses chez tous les migrants nouvellement arrivés.

Cuomo G., Franconi I., Riva N. et al. 2019. Migration and health: a retrospective study about the prevalence of HBV, HIV, HCV, tuberculosis and syphilis infections amongst newly arrived migrants screened at the Infectious Diseases Unit of Modena, Italy. Journal of Infection and Public Health. 12(2).
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Principale donnée probante : Dans une étude sur la pneumococcie invasive chez les nouveau-nés en Nouvelle-Zélande, à la suite de l’introduction du vaccin conjugué contre le pneumocoque (VPC) chez les nourrissons, 67 % des enfants âgés de

Mount V., Burton C., Jackson C., et al. 2017. Neonatal invasive pneumococcal disease : New Zealand experience in the era of pneumococcal vaccination. Aust NZ J Obstet Gynaecol. 57(3).
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Principale donnée probante : Les populations autochtones se heurtent à des obstacles lorsqu’il s’agit d’accéder aux soins de santé, tels que le manque de connaissances, la stigmatisation, l’isolement social de la communauté et l’isolement géographique. Par conséquent, les populations inuites du Canada souffrent d’un taux de tuberculose 300 fois plus élevé que celui de la population non autochtone née au Canada.

2018. Pleins feux de l’ACSP sur l’élimination de la tuberculose au Canada. Agence de la santé publique du Canada.
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Principale donnée probante : En Nouvelle-Zélande, les enfants maoris et du Pacifique ont toujours souffert de taux élevés d’hospitalisation pour pneumococcie invasive, pneumonie toutes causes confondues et otite moyenne. À la suite de l’introduction des vaccins conjugués dans le pays, les taux d’hospitalisation des enfants maoris et des enfants du Pacifique pour pneumococcie invasive ont chuté respectivement de 79 % et 67 %, tandis que d’importantes réductions du nombre d’hospitalisation pour pneumonie toutes causes confondues et pour otite moyenne ont également été constatées, ce qui a entraîné une réduction des disparités pour ces populations.

Petousis-Harris, H., Howe, A.S., Paynter, J., et al. 2018. Pneumococcal Conjugate Vaccines Turning the Tide on Inequity: A Retrospective Cohort Study of New Zealand Children Born 2006-2015. Clinical Infectious Diseases. 68(5).
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Principale donnée probante : Les taux de couverture vaccinale contre le VPH en Angleterre, qui est offerte aux filles de 12 à 13 ans dans le cadre d’un programme scolaire financé par le gouvernement, étaient significativement plus faibles dans les régions où la proportion de familles migrantes et non blanches est plus élevée que dans les régions habitées majoritairement par des populations nées sur place et blanches.

Jean S., Elshafei M., Buttenheim A. 2019. Social determinants of community-level human papillomavirus vaccination coverage in a school-based vaccination programme. Sex Transm Infect. 94.
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