Concept clé

Principale donnée probante : Les données obtenues grâce à une surveillance active, avant et après l’introduction du VPC aux États-Unis, ont montré que le vaccin a permis d’éviter environ 38 000 cas de pneumococcie invasive au cours de ses cinq premières années d’utilisation. De plus, on estime que 71 000 cas de maladie ont été prévenus grâce aux effets de l’immunité grégaire.

Ray G.T., Whitney C., Fireman B., et al. 2006. Cost-effectiveness of pneumococcal conjugate vaccine: evidence from the first 5 years of use in the United States incorporating herd effects. Pediatric Infectious Disease Journal. 25(6).
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Données clés : À la suite de l’introduction du VPC10 pour les nourrissons au Brésil, qui comprenait une vaccination de rattrapage pour les enfants âgés de 7 à 23 mois et a atteint une couverture élevée (82 % augmentant à 94 % en 5 ans), les taux d’hospitalisation pour pneumonie, quelle qu’en soit la cause, ont enregistré au cours des cinq années suivantes une baisse allant de 11 à 27 % chez les personnes âgées de 5 à 49 ans, après ajustement pour tenir compte des tendances avec d’autres causes d’hospitalisation.

Note des rédacteurs de VoICE : Notez que le taux pour les personnes âgées (65 ans et plus) a augmenté de 15 % au cours de cette période – une tendance qui a précédé l’introduction du vaccin.

Andrade AL, Afonso ET, Minamisava R et al. 2017. Direct and indirect impact of 10-valent pneumococcal conjugate vaccine introduction on pneumonia hospitalizations and economic burden in all age groups in Brazil: A time-series analysis. PLoS One. 12(9).
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Principale donnée probante : En supposant une couverture de 90 %, un programme à base de VPC9 (vaccin 9-valent conjugué contre le pneumocoque), en Gambie, permettrait d’éviter environ 630 hospitalisations, 40 décès et 1 000 AVCI au cours des cinq premières années de vie d’une cohorte de naissance. Le coût estimé, en Gambie, serait de 670 dollars par AVCI.

Kim S., Lee G. et Goldie S. 2010. Economic evaluation of pneumococcal conjugate vaccination in The Gambia. BMC Infectious Diseases. 10(260).
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Données clés : Dans l’une des premières études sur l’utilisation réelle du vaccin conjugué contre le pneumocoque (VPC) en Afrique, le vaccin à dix souches introduit au Kenya pour les nourrissons et administré à tous les enfants de moins de cinq ans dans le cadre de campagnes de « rattrapage » a permis de réduire l’incidence de la pneumonie toutes causes confondues, avec radiographie pulmonaire à l’appui, de près de la moitié (48 %) chez les enfants âgés de 2 à 59 mois sur une période de cinq ans. Cette forte réduction de la pneumonie radiologiquement confirmée est plus de deux fois supérieure à celle observée dans plusieurs essais cliniques sur le VPC en Afrique et en Amérique latine, qui était d’environ 20 à 23 %.

Note des rédacteurs de VoICE : la forte réduction de la pneumonie confirmée par radiologie résultant de la vaccination dans cette étude est probablement due au fait que, contrairement à certains essais cliniques, les effets collectifs du vaccin sur les enfants non vaccinés ont été intégrés de manière prospective dans l’étude.

Silaba M, Ooko M, Bottomley D, et al. 2019. Effect of 10-valent pneumococcal conjugate vaccine on the incidence of radiologically-confirmed pneumonia and clinical-defined pneumonia in Kenyan children: an interrupted time-series analysis. Lancet Global Health. 7.
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Principale donnée probante : Au Rwanda, le nombre d’hospitalisations pour diarrhée et infections au rotavirus a considérablement diminué après l’introduction du vaccin antirotavirus, y compris chez les enfants plus âgés non admissibles à la vaccination. Cela suggère que la réduction de la transmission du rotavirus entraîne une protection indirecte. Deux ans après l’introduction du vaccin antirotavirus, le pays a enregistré près de 400 hospitalisations de moins pour diarrhée chez les jeunes enfants.

Ngabo F., Tate J.E., Gatera M., et al. 2016. Effect of pentavalent rotavirus vaccine introduction on hospital admissions for diarrhea and rotavirus in children in Rwanda: a time-series analysis. Lancet Global Health. 4:e129-36.
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Données clés : Après que le VPC13 a remplacé le VPC7 dans le programme de vaccination des nourrissons aux États-Unis en 2010, l’incidence des pneumococcies invasives (PI) causées par les six sérotypes additionnels dans le nouveau vaccin a diminué de 75 % chez les enfants trop âgés pour être vaccinés (5-17 ans) au bout de la troisième année suivant le changement, et de 58-72 % chez les adultes, comparé à l’incidence prévue si le VPC7 seul avait été poursuivi. Cela a entraîné des réductions globales de l’incidence des PI de 53 % chez les 5-17 ans et de 12-32 % chez les adultes dans les trois ans suivant le passage du VPC7 au VPC13.

Moore MR, Link-Gelles R, Schaffner W et al. 2015. Effect of use of 13-valent PCV in children on invasive pneumococcal disease in children and adults in the USA: analysis of multisite, population-based surveillance. Lancet. 15.
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Données clés : Selon une étude utilisant des données épidémiologiques locales en Chine, administrer aux nourrissons le vaccin conjugué contre le pneumocoque (VPC13), en utilisant un calendrier 3+1, permettrait de prévenir plus de dix fois plus de décès par pneumococcie invasive et pneumonie chez les personnes non vaccinées (147 500 par an) que chez les personnes vaccinées directement (12 800 par an). Cela serait dû principalement à une réduction des hospitalisations pour pneumonie.

Shen K, Wasserman M, Liu D et al. 2018. Estimating the cost-effectiveness of an infant 13-valent pneumococcal conjugate vaccine national immunization program in China. PLoS One. 13(7).
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Principale donnée probante : Une méta-analyse des études mesurant l’impact du vaccin antirotavirus sur la morbidité et la mortalité liées à la gastro-entérite sévère, a mis en évidence un effet d’immunité grégaire de 22 % pour la gastro-entérite à rotavirus sévère, chez les enfants de moins d’un an aux États-Unis et au Salvador. En Amérique latine, la gastro-entérite sévère, toutes causes confondues, a diminué de 25 %.

Pollard S.L., Malpica-Llanos T., Friberg I.K., et al. 2015. Estimating the herd immunity effect of rotavirus vaccine. Vaccine. 33(32).
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Principale donnée probante : Une vaste étude menée en Norvège a révélé que l’incidence globale des pneumococcies invasives (PI) a diminué de façon significative chez les personnes prenant des médicaments immunosuppresseurs suite à l’introduction des VPC chez les nourrissons – et plus particulièrement chez les personnes sous chimiothérapie. Ces résultats soulignent les avantages apportés par la vaccination des enfants avec le VPC à l’ensemble de la population.

Steens A., Winje BA., White RA. et al. 2019. Indirect effects of pneumococcal childhood vaccination in individuals treated with immunosuppressive drugs in ambulatory care : a case-cohort study. Clinical Infectious Diseases. 68(8).
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Données clés : Selon une étude de données modélisée sur la transmission du choléra au Bangladesh, un programme de vaccination contre le choléra pour les enfants de 1 à 14 ans dans les bidonvilles de Dhaka, au Bangladesh, comprenant des campagnes périodiques (tous les trois ans) réduirait de 40 % l’incidence du choléra chez les adultes vivant dans ces zones, en raison des effets collectifs des vaccins oraux contre le choléra.

Khan IK, Levin A, Chai DL, et al. 2018. The impact and cost-effectiveness of controlling cholera through the use of oral cholera vaccines in urban Bangladesh: a disease modeling and economic analysis. PLoS NTD. 12(10).
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