Concept clé

Principale donnée probante : Les épidémies de méningite à méningocoque au Burkina Faso « …ont perturbé tous les services de santé, du niveau national au niveau opérationnel,… » selon une étude réalisée en 2011. Les répercussions comprenaient une pénurie de lits d’hôpitaux et de médicaments disponibles, une réduction ou un retard dans les analyses de laboratoire de routine pour d’autres maladies, des temps d’attente plus longs et une augmentation des diagnostics erronés par des travailleurs sanitaires débordés.

Colombini A., Badolo O., Gessner BD. et al. 2011. Cost and impact of meningitis epidemics for the public health system in Burkina Faso. Vaccine. 29.
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Principale donnée probante : La peur du virus Ebola pendant l’épidémie qui a sévi de 2014 à 2016 dans trois pays d’Afrique de l’Ouest a eu un impact majeur sur le secteur de la santé au Nigeria voisin, où les hôpitaux ont signalé de fortes diminutions du volume de patients entraînant d’importantes pertes financières. Certains hôpitaux ont également refusé les patients fébriles pour éviter d’être associés au virus Ebola, tandis que les membres du personnel d’autres hôpitaux a abandonné leurs postes.

Bali S, Stewart KA, Pate MA, et al. 2016. Long shadow of fear in an epidemic: fearonomic effects of Ebola on the private sector in Nigeria. BMJ Global Health. 1.
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Données clés : Une étude de 2015 a prédit que le coup de frein porté aux programmes de vaccination par l’épidémie d’Ebola qui a sévi en 2014 en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone pourrait multiplier par deux le nombre de personnes exposées à un risque de flambée de rougeole et causer jusqu’à 16 000 décès dus à la rougeole, dépassant le nombre de décès provoqués par le virus Ebola lui-même.

Takahashi S, Metcalf JE, Ferrari MJ et al. 2015. Reduced vaccination and the risk of measles and other childhood infections post-Ebola. Science. 347(6227).
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