Coût du traitement de la maladie

Le sous-thème Coût du traitement de la maladie couvre à la fois les coûts économiques du traitement des épisodes de maladies pouvant être prévenues par un vaccin et le pouvoir de la vaccination pour aider à protéger financièrement les familles de ces coûts. Les preuves des coûts économiques de la maladie comprennent à la fois les coûts médicaux directs (par exemple, les médicaments, les visites chez le médecin) et les coûts indirects (par exemple, le transport, la perte de travail ou la productivité).

6 Key Concepts

Données clés : Une étude portant sur les demandes d’indemnisation aux États-Unis pour les enfants de moins de cinq ans a estimé qu’entre 2007 et 2011, la vaccination contre le rotavirus a permis d’éviter plus de 176 000 hospitalisations, 242 000 consultations aux urgences et plus de 1,1 million de consultations externes dues à la diarrhée, et d’économiser ainsi environ 924 millions de dollars en coûts directs des soins de santé sur quatre ans.

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Principale donnée probante : la vaccination des enfants contre le rotavirus au Bangladesh empêcherait plus de 50 000 consultations externes et 40 000 hospitalisations chez les enfants de moins de cinq ans chaque année, et réduirait les coûts de traitement de 5,8 millions de dollars sur deux ans — une baisse qui résulterait en très grande partie (96 %) d’un nombre réduit d’hospitalisations. Étant donné que cette étude n’a pas tenu compte des effets collectifs, l’impact réel serait probablement plus important.

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Données clés : Si la Chine – l’un des rares pays au monde qui n’a pas encore introduit le vaccin contre le Hib dans son programme national de vaccination – décide d’inclure le vaccin dans son programme, cela pourrait en réalité lui permettre de réaliser des économies ; les coûts de vaccination seraient inférieurs aux coûts évités de la méningite à Hib et de la pneumonie, si un prix de vaccin correspondant à celui de l’UNICEF (2 dollars/dose) peut être obtenu. La vaccination sera rentable, mais ne permettra pas de réaliser des économies, si le programme paie le prix actuel du marché chinois de dix dollars par dose.

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Données clés : Dans une étude utilisant des données réelles sur les hospitalisations et les coûts avant et après l’introduction du vaccin VPC10 au Brésil, il a été estimé que 463 000 hospitalisations pour pneumonie toutes causes confondues avaient été évitées chez les personnes de moins de 65 ans au cours des cinq années qui ont suivi l’introduction du vaccin, avec une économie en coûts d’hospitalisation estimée à 147 millions de dollars. La moitié des coûts évités était attribuable à une diminution des hospitalisations chez les enfants de moins de cinq ans, qui étaient ciblés pour le vaccin, tandis que la moitié restante était attribuable à une diminution des hospitalisations chez les personnes âgées de 5 à 49 ans, en raison de la protection collective.

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Principale donnée probante : D’après le système de santé, la vaccination des nourrissons avec le vaccin conjugué contre le pneumocoque, dans 180 pays, permettrait d’économiser environ 3,2 milliards de dollars par an, dans le monde entier, en dépenses thérapeutiques, et 2,6 milliards de dollars supplémentaires en coûts sociétaux (en raison de la baisse du nombre de jours de travail manqués et des dépenses directes), soit un total de 5,8 milliards de dollars. Ces économies compenseraient en partie le coût mondial de la vaccination, estimé à 15,5 milliards de dollars par an.

Note des éditeurs de VoICE : Les estimations des coûts ont été calculées en dollars internationaux.

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Principale donnée probante : Il est estimé que, dans 41 pays éligibles au soutien de Gavi, sans couverture vaccinale contre le rotavirus, 2,2 millions de cas concernés par des dépenses de santé catastrophiques (DSC) et 600 000 cas d’appauvrissement médical (AM) apparaîtraient en raison d’une gastro-entérite à rotavirus. Malheureusement, les prévisions de vaccination actuelles ne permettraient pas à ces chiffres de diminuer de façon significative, car très peu de pays ont introduit le vaccin antirotavirus. Cependant, avec l’introduction du vaccin antirotavirus, le nombre de cas concernés par des DSC diminuerait jusqu’à 1,3 million et jusqu’à 400 000 pour le nombre de cas associés à un AM, ce qui représente une réduction de 40 %.

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Principale donnée probante : Les chercheurs estiment que la vaccination contre dix maladies, dans les 94 pays les plus pauvres au monde, entre 2011 et 2020, permettra d’économiser 586 milliards de dollars américains en frais de santé (y compris les coûts des traitements, les coûts de transport, les pertes de salaire des soignants et les pertes de productivité dues au décès et à l’invalidité). Les 73 pays soutenus par Gavi représentent une économie de 544 milliards de dollars américains en coûts de traitement évités.

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Key Evidence: It is estimated that under current vaccine coverage trends in 41 Gavi-eligible countries, enhanced Gavi funding would help to avoid out-of-pocket health expenditures in an amount that surpasses US$4.5 billion attributable to measles, US$168 million attributable to severe pneumococcal disease, and US$200 million attributable to severe rotavirus.

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Principale donnée probante : Une étude portant sur l’impact de l’introduction du vaccin contre le pneumocoque et sur l’intensification du traitement de la pneumonie en Éthiopie a révélé que 30 à 40 % de tous les décès évités grâce à ces interventions devraient concerner le quintile de richesse le plus pauvre. La plus grande protection contre le risque financier qui en découlerait serait également concentrée au niveau du quintile de revenu le plus bas.

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Principale donnée probante : Une analyse de l’impact potentiel du vaccin conjugué contre le pneumocoque (VPC), en Inde, a révélé que l’introduction du vaccin VPC protégerait la population des dépenses de santé potentiellement catastrophiques dues aux traitements et aux hospitalisations associés à une pneumococcie – économisant environ 49 à 63 millions de dollars en dépenses directes chaque année, en fonction du taux de couverture vaccinale supposé. La protection financière sera la plus importante pour les ménages les plus pauvres, avec le quintile le plus pauvre réalisant, selon les estimations, les plus grandes économies en dépenses directes de tous les quintiles de richesse.

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Principale donnée probante : Dans une analyse du modèle de risque financier de 41 pays éligibles au soutien de Gavi, le fardeau des dépenses de santé catastrophiques (DSC) et de l’appauvrissement médical (AM) serait le plus lourd dans les populations ayant le revenu le plus faible. Grâce à l’élargissement de la couverture vaccinale, la proportion de cas évités de rougeole, de pneumococcie et de rotavirus, par rapport au nombre total de cas évités, serait plus élevée dans les populations ayant le revenu le plus faible, ce qui offrirait ainsi une plus grande protection contre le risque financier (PRF) à ces populations.

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Principale donnée probante : Dans une enquête standardisée sur les coûts associés à la dengue dans trois pays fortement endémiques, le fardeau économique de la dengue était le plus lourd pour les familles vietnamiennes et colombiennes à faible revenu, dont le coût total, y compris la perte de salaire, consultations externes et hospitalisations confondues, représentait en moyenne 36 à 45 % du revenu mensuel de leur ménage. En Thaïlande, le fardeau économique, bien qu’il reste important, était de 17 % inférieur à celui des autres pays, en raison du système d’assurance maladie universel de la Thaïlande.

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Principale donnée probante : Une étude menée au Bangladesh a révélé que les familles empruntent des sommes importantes ou perdent des biens pour pouvoir supporter le coût de la pneumonie chez leurs enfants âgés de

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Principale donnée probante : trois études menées au Bangladesh et en Inde ont révélé que les coûts médicaux directs pour les enfants hospitalisés pour une pneumonie représentaient de 27 % à 116 % du revenu mensuel moyen des ménages. Et, bien que ces coûts représentent une part importante du revenu mensuel d’une famille, ils n’incluent pas les coûts non médicaux, tels que les frais de transport et de nourriture, ni les pertes de salaire des membres de la famille qui manquent le travail pour s’occuper de l’enfant.

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Principale donnée probante : Lors d’une épidémie de méningite à méningocoques au Burkina Faso, les ménages ont dépensé en moyenne 90 $US, en traitement et autres frais directs pour les membres de la famille atteints de la maladie. Ces coûts, qui représentaient l’équivalent d’un tiers du PIB annuel par habitant du pays, se sont ajoutés à la perte de revenus et d’actifs des membres de la famille qui s’occupaient des patients.

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Principale donnée probante : les enfants atteints de rotavirus séjournent plus longtemps à l’hôpital que les enfants atteints de diarrhée non causée par un rotavirus. Dans une étude portant sur les coûts directs et indirects du traitement du rotavirus en Malaisie, les hospitalisations pour rotavirus coûtent aux familles 26 % du revenu mensuel total moyen de leur foyer, ce qui est nettement plus élevé que le coût des hospitalisations pour diarrhée non due au rotavirus.

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Principale donnée probante : Les coûts du traitement du rotavirus dans un grand hôpital urbain en Malaisie ont conduit un tiers des familles à subir des dépenses de santé catastrophiques (CHC). Si l’on tient compte des coûts directs et indirects du traitement du rotavirus, près de neuf familles sur dix ont consacré plus de 10 % de leur revenu mensuel au traitement du rotavirus. De plus, 6 % des familles ont basculé dans la pauvreté après avoir payé le traitement.

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Principale donnée probante : Dans une étude réalisée en 2002 au Cambodge, les ménages comprenant une personne atteinte de dengue ont dû emprunter de l’argent à des taux d’intérêt élevés et perdre des actifs productifs (terres) pour rembourser des dettes liées aux coûts des soins de santé. Les soins de santé publics coûtent beaucoup moins cher que les soins de santé privés, mais dans ce cas, soit ils n’étaient pas disponibles là où les gens vivaient, soit ils n’avaient pas bonne réputation.

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Principale donnée probante : Il est estimé, dans 41 pays éligibles au soutien de Gavi, qu’en l’absence de toute utilisation du vaccin contre la rougeole, environ 18,9 millions de ménages seraient impactés par des dépenses de santé catastrophiques (DSC) attribuables à la rougeole. Dans ces pays, le nombre de cas concernés par des DSC diminue jusqu’à 3,4 millions de ménages si les prévisions actuelles de couverture vaccinale sont inchangées, et jusqu’à 2,6 millions de cas si la couverture est améliorée grâce au soutien de Gavi. Dans l’ensemble, l’optimisation de la couverture vaccinale contre la rougeole peut réduire d’environ 90 % l’incidence de DSC attribuables à la rougeole.

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Données clés : Dans les zones rurales du Malawi, même si les soins médicaux du choléra sont gratuits dans le secteur public, plus de la moitié des familles ont dû emprunter de l’argent ou vendre du bétail ou d’autres biens pour compenser la perte de salaire des patients ou des soignants et d’autres coûts (tels que la nourriture et le transport) encourus à la suite d’un épisode de choléra.

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Principale donnée probante : Parmi les familles participant à une étude menée au Cap occidental, en Afrique du Sud, 35 % des mères qui travaillaient auparavant ont cessé de travailler pour s’occuper d’enfants qui avaient survécu à une méningite tuberculeuse entraînant des incapacités permanentes. 19 % des familles ont déclaré que prendre soin de ces enfants handicapés avait entraîné des pertes financières.

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Données clés : dans une étude mondiale portant sur les coûts de traitement de la pneumonie infantile, le coût moyen d’un cas d’hospitalisation pour pneumonie chez les enfants de moins de cinq ans était de 243 dollars dans les hôpitaux primaires ou secondaires des pays à revenu faible ou intermédiaire (entre 40 et 563 dollars) et de 559 dollars dans les hôpitaux tertiaires (entre 20 et 1 474 dollars). Dans les pays à revenu élevé, le coût moyen des cas d’hospitalisation s’élevait à 2 800 dollars dans les hôpitaux primaires ou secondaires et à plus de 7 000 dollars dans les hôpitaux tertiaires. Il est à noter que dans la plupart de ces études, seuls les coûts médicaux directs ont été inclus et que, par conséquent, les coûts totaux (y compris les coûts non médicaux et les pertes de salaire) seraient nettement plus élevés.

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Principale donnée probante : Dans les zones rurales du Malawi, où les soins médicaux du choléra sont gratuits, le choléra coûte encore aux ménages, en moyenne, 66 dollars en salaires perdus par le patient ou le soignant et en coûts directs non médicaux, tels que la nourriture et le transport. Le coût direct pour les établissements de santé était de 60 dollars par cas, soit deux fois plus que le budget de santé par habitant pour 2016 au Malawi cette année-là.

Note des rédacteurs de VoICE : les données sur les dépenses de santé par habitant et par pays peuvent être consultées dans la base de données de l’OMS sur les dépenses de santé ici : http://apps.who.int/nha/database/Select/Indicators/en

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Principale donnée probante : Au cours d’une étude menée en Gambie ( un pays où les soins de santé sont gratuits pour les patients), la pneumococcie a néanmoins imposé un lourd fardeau financier aux familles qui cherchaient un traitement avant leur arrivée à l’hôpital, et qui devaient éventuellement payer les frais de transport, les médicaments, les tests de diagnostic et même l’enterrement en cas de décès. Le système de santé prenait en charge 50 à 80 % des dépenses associées au traitement d’un épisode de pneumococcie, mais les familles devaient toutefois couvrir des coûts pouvant aller jusqu’à dix fois le budget quotidien moyen de leur ménage. De plus, l’estimation du coût du traitement de la pneumonie en milieu hospitalier, qui s’élève à 109 dollars, représente près de quatre fois les dépenses annuelles de santé par habitant en Gambie.

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Principale donnée probante : Au Malawi, dans 17 % des cas d’hospitalisations d’enfants et dans 9 % des cas où les enfants ont été traités en consultations externes pour une diarrhée, les dépenses des ménages associées au traitement de cet épisode ont dépassé le revenu mensuel dans de nombreux cas. Les frais étaient suffisamment importants pour faire passer les familles de chaque niveau de revenu en dessous du seuil de pauvreté national, pour le mois de survenance de la maladie.

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