Croissance, développement et nutrition

Le sous-thème Croissance, développement et nutrition inclut des informations sur la manière dont les maladies évitables par la vaccination et l’utilisation de vaccins peuvent influer sur le développement anatomique et physiologique progressif normal des enfants, de leur enfance à l’âge adulte. La croissance et le développement normaux sont des processus complexes qui impliquent de nombreuses composantes interdépendantes et sont largement influencés par la nutrition. Les enfants atteints de maladies infectieuses ont une capacité limitée à retenir les nutriments et sont donc plus exposés aux risques de malnutrition et de retard de développement liés à la nutrition.

8 Key Concepts

Principale donnée probante : Une analyse de l’association entre la dénutrition et la mortalité chez les jeunes enfants a révélé que dans 60 % des décès dus à la diarrhée, 52 % des décès dus à la pneumonie, 45 % des décès dus à la rougeole et 57 % des décès dus au paludisme, la dénutrition était un facteur contributif.

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Principale donnée probante : la présence de malnutrition est corrélée à la gravité du choléra. Les autres facteurs comprennent le nombre de bactéries V. cholerae ingérées, le manque d’immunité en l’absence d’exposition ou de vaccination antérieure, la grossesse, l’absence d’allaitement, une immunodépression, la capacité réduite de produire de l’acide gastrique et le fait d’avoir un groupe sanguin O.

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Principale donnée probante : Les conclusions d’un examen systématique, évaluant la relation entre la pneumonie et la malnutrition, ont révélé que le risque de décès des enfants gravement malnutris dans les pays en développement était 2,5 à 15 fois supérieur. Chez les enfants souffrant de malnutrition modérée, le risque de décès variait entre 1,2 et 36.

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Principale donnée probante : Une étude portant sur des enfants de moins de cinq ans à Dhaka, au Bangladesh, a révélé que les enfants gravement dénutris étaient près de huit fois plus susceptibles de mourir de diarrhée que ceux qui n’étaient pas gravement dénutris.

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Principale donnée probante : Une analyse groupée de neuf études évaluant les effets de la diarrhée sur le retard de croissance avant l’âge de 24 mois a montré que les probabilités de retard de croissance étaient significativement accrues à chaque épisode diarrhéique. Chaque jour de diarrhée avant l’âge de 24 mois contribuait également au risque de retard de croissance. Tous les cinq épisodes de diarrhée, le risque de retard de croissance augmentait de 13 %. En outre, seuls 6 % des enfants qui présentent déjà un retard de croissance à l’âge de 6 mois ont récupéré ce retard à l’âge de 24 mois.

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Principale donnée probante : Un examen des infections intestinales et de leurs effets sur la croissance et le développement physique a révélé que chez les enfants vivant dans les régions défavorisées du monde, les épisodes de diarrhée durant les deux premières années de vie nuisaient non seulement à leur croissance physique, mais pouvaient aussi être à l’origine d’un QI inférieur de 10 points à la moyenne des enfants de sept ans.

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Principale donnée probante : Une analyse menée dans les régions d’Éthiopie comptant une forte proportion de réfugiés a mis en évidence un lien entre une couverture vaccinale élevée contre la rougeole et une réduction des taux de malnutrition aiguë (émaciation) chez les enfants de moins de cinq ans. Pour chaque point de pourcentage d’augmentation de la couverture vaccinale contre la rougeole, le taux de malnutrition aiguë a diminué de 0,65 % dans ces régions.

Note des rédacteurs de VoICE : L’analyse a été réalisée sur les données de plus de 150 enquêtes nutritionnelles.

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Principale donnée probante : Les infections respiratoires durant la grossesse peuvent avoir des effets indirects sur le fœtus en développement, par le biais de la fonction placentaire et des réponses immunitaires maternelles. Cela peut ensuite entraîner des naissances prématurées et la réduction de la croissance du fœtus. Cependant, un examen de plusieurs études récentes montre que l’administration du vaccin antigrippal pendant la grossesse augmente de 200 grammes le poids du nouveau-né et que le vaccin VPC7 administré aux nourrissons se traduit par une croissance supplémentaire de 500 grammes, au cours des six premiers mois de vie. De plus, le vaccin antigrippal maternel a entraîné une réduction de 15 % de l’insuffisance pondérale à la naissance. Cela indique que la vaccination peut améliorer la croissance intra-utérine.

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Principale donnée probante : Dans une étude sur des familles vivant dans 24 plantations d’Indonésie, le taux de vaccination communautaire s’est avéré être un facteur de protection contre la minceur par rapport à l’âge, chez les enfants. En d’autres termes, les enfants vivant dans des communautés avec des taux globaux de vaccination plus élevés, présentaient un meilleur état nutritionnel.

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Principale donnée probante : La modélisation des données de la troisième édition de l’Enquête nationale indienne sur la santé des familles, a indiqué que les vaccinations contre le DTC, la poliomyélite et la rougeole étaient des prédicteurs positifs significatifs de la taille, du poids et de la concentration d’hémoglobine d’un enfant. Cela a été vérifié après modélisation des données obtenues auprès de plus de 25 000 enfants.

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Principale donnée probante : Cette étude, menée aux États-Unis, démontre l’association entre l’immunisation par le vaccin antigrippal inactivé pendant la grossesse et la réduction du risque de prématurité pendant les périodes d’activité grippale locale, régionale et étendue. De plus, au cours de la période d’activité grippale étendue, une relation a été remarquée entre la vaccination de la mère contre la grippe et la réduction du risque de naissance de bébés de petite taille par rapport à l’âge gestationnel (PAG).

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Principale donnée probante : Selon les résultats d’une étude menée en Inde sur les enfants de quatre ans, les enfants inscrits aux programmes universels de vaccination présentent des améliorations en termes de taille et de poids adaptés à l’âge. En moyenne, les déficits de taille et de poids ont été réduits de 22 à 25 %, et de 15 %, respectivement.

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Principale donnée probante : Une étude menée au Kenya a révélé que la vaccination contre la poliomyélite, le BCG, le DTC et la rougeole avait des effets protecteurs contre le retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans. Chez les enfants de moins de deux ans, les enfants vaccinés étaient 27 % moins susceptibles de présenter un retard de croissance que les enfants non vaccinés. De plus, les enfants ayant souffert de toux ou de diarrhée au cours des deux semaines précédant l’étude ont montré une probabilité 80 à 90 % plus élevée d’avoir une insuffisance pondérale ou de souffrir d’émaciation.

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Principale donnée probante : Plusieurs études montrent que

  1. la diarrhée et la pneumonie nuisent à la croissance des enfants et que la malnutrition sous-jacente est un facteur majeur de risque associé à ces affections.
  2. « Les épisodes de diarrhée peuvent prédisposer les enfants sous-alimentés à la pneumonie » et
  3. la vaccination contre la grippe (des mères) et la bactérie Streptococcus pneumoniae peut améliorer la croissance du nourrisson. En outre, plusieurs nouvelles études menées au Bangladesh, en Colombie, au Ghana et en Israël confirment le paradigme selon lequel la malnutrition est un facteur clé dans la diarrhée et la pneumonie.
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Principale donnée probante : Une vaste étude longitudinale aux Philippines a révélé que les enfants souffrant de crises de diarrhée et d’infections respiratoires couraient un risque nettement accru de retard de croissance physique, ce qui est associé à de « mauvais résultats fonctionnels tels qu’un développement cognitif altéré ».

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Principale donnée probante : Une étude prospective de cas-témoins menée dans plusieurs pays en développement a révélé que les enfants atteints de diarrhée modérée à sévère grandissaient nettement moins en taille au cours des deux mois suivant leur épisode, comparés aux cas-témoins d’âge et de sexe identiques.

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Principale donnée probante : Dans une étude menée dans le sud de l’Inde, le fait d’être porteur d’un pneumocoque à l’âge de deux mois a été associé à un risque multiplié par trois de retard de croissance et d’une diminution du poids, de la taille et de la taille par rapport à l’âge à l’âge de six mois. Le fait d’être porteur d’un pneumocoque à l’âge de quatre mois n’a eu aucune incidence sur la croissance.

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Principale donnée probante : Une étude menée auprès d’enfants kényans de moins de cinq ans a révélé que les enfants qui avaient souffert de diarrhée et de toux au cours des deux semaines précédant l’étude étaient 80 à 90 % plus susceptibles d’avoir une insuffisance pondérale ou de souffrir d’émaciation.

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