Inégalités socioculturelles

Le sous-thème des inégalités socioculturelles met l’accent sur les inégalités de répartition des ressources selon des catégories définies socialement. Cette différence d’accès ou d’acceptation des services peut être liée à des facteurs tels que la perception du pouvoir, de la parenté, du prestige, de la race, de l’origine ethnique ou de la classe d’une personne ou d’un groupe. Il est important de comprendre l’incidence de ces inégalités sur les individus et les taux de vaccination pour atteindre l’objectif global d’une vaccination équitable.

4 Key Concepts

Principale donnée probante : Dans les ménages comptant sept membres ou plus, la probabilité qu’un enfant reçoive une couverture vaccinale complète était d’environ 20 % inférieure à celle des ménages comptant seulement trois membres, même si l’on tient compte de l’effet du quintile de richesse, de la religion et de la densité de population.

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Principale donnée probante : Les enfants de mères bangladaises de moins de 34 ans étaient plus de trois fois plus susceptibles de recevoir une vaccination incomplète que les enfants de mères de plus de 35 ans.

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Principale donnée probante : Les enfants nés en quatrième ou cinquième position dans la fratrie étaient deux fois plus susceptibles de ne pas avoir complètement reçu le BCG, le vaccin contre la rougeole et le vaccin pentavalent que ceux nés en deuxième ou troisième position.

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Principale donnée probante : Un examen systématique des recherches qualitatives menées dans les pays à revenu faible ou intermédiaire a démontré que le faible statut social des femmes constituait un obstacle à l’accès des enfants à la vaccination. Parmi les obstacles spécifiques figuraient l’accès à l’éducation, le revenu, l’allocation des ressources et les prises de décisions autonomes liées à leur emploi du temps. Les auteurs suggèrent que le fait de rendre chaque parent (mère et père) responsable de la santé des enfants peut être un élément important pour éliminer les obstacles persistants à la vaccination, auxquels sont souvent confrontées les mères.

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Principale donnée probante : Une étude a révélé que les enfants de travailleurs migrants pauvres vivant à Delhi, en Inde, sont beaucoup moins susceptibles d’être pleinement vaccinés que la population générale et sont donc plus exposés aux maladies évitables par la vaccination. Seulement 31 à 53 % des enfants issus de familles migrantes étaient complètement vaccinés (contre sept maladies) à l’âge de 12 mois, contre 72 % dans l’ensemble de la population de Delhi – les migrants récents ayant les taux les plus faibles. Il est donc nécessaire de se concentrer sur la prestation de services de santé aux migrants.

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Principale donnée probante : Les enfants réfugiés somaliens au Kenya étaient près de 60 fois plus susceptibles que les enfants du principal groupe ethnique de l’étude (Kikuyu) de ne pas avoir reçu de vaccination infantile et plus de deux fois plus susceptibles de ne pas avoir terminé leur vaccination. Les enfants somaliens représentaient moins de 8 % de l’échantillon, mais près de la moitié des enfants non vaccinés.

Note des rédacteurs de VoICE : Cette étude a utilisé les données de l’enquête démographique et de santé du Kenya.

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Principale donnée probante : Les filles issues de familles de réfugiés au Danemark étaient 40 à 56 % moins susceptibles de recevoir le vaccin contre le VPH dans le cadre de deux programmes de vaccination gratuite que les filles nées au Danemark, et les différences sont demeurées importantes lorsque le revenu a été pris en compte. C’est parmi les réfugiés présents dans le pays depuis moins de cinq ans et ceux issus de certains pays ou régions que la probabilité d’être vacciné était la plus faible, ce qui montre la nécessité de réduire les obstacles culturels, sociaux et informationnels qui freinent la vaccination, et d’évaluer les programmes de vaccination dans des sociétés de plus en plus diversifiées sur le plan ethnique.

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Données clés : Dans une étude sur la vaccination rapide contre la rougeole (définie comme la vaccination dans le mois suivant l’âge recommandé ), les enfants vivant dans la province de Zheijiang en Chine dont les familles avaient immigré d’ailleurs dans le pays avaient 2,6 fois plus de risques de recevoir la première dose de rougeole en retard et près de trois fois plus de risques de recevoir la seconde dose en retard que les enfants originaires de la région.

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Principale donnée probante : Les enfants de Shanghai, en Chine, dont les familles ont émigré des zones rurales – et qui représentent aujourd’hui environ 40 % de la population totale de la ville – sont deux fois moins susceptibles que les enfants citadins de recevoir la première dose du vaccin contre la rougeole avant l’âge de neuf mois et 42 % moins susceptibles de recevoir la deuxième dose avant l’âge de 24 mois. Les taux moins élevés d’administration de la première dose du vaccin contre la rougeole au moment opportun chez les migrants ruraux que chez les enfants citadins (78 % contre 89 %) constituent un obstacle majeur à l’élimination de la rougeole en Chine. Cela indique qu’il est nécessaire de cibler spécifiquement la vaccination des enfants non citadins, en particulier ceux vivant principalement dans des communautés de migrants.

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Principale donnée probante : Les nouveaux migrants font face à des obstacles lorsqu’il s’agit d’accéder aux soins de santé, y compris des obstacles linguistiques et culturels, des connaissances limitées, l’insécurité liée au logement et à l’alimentation, le stress et le manque de ressources disponibles pendant les longs voyages. Au Canada, bien que les personnes nées à l’étranger ne représentent que 22 % de la population totale, 70 % des cas de tuberculose active sont survenus dans cette population.

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Principale donnée probante : Une étude menée au Canada établissant un lien entre les données hospitalières et les bases de données du recensement et de l’immigration a révélé que les taux d’hospitalisation ajustés en fonction de l’âge pour les maladies évitables par la vaccination étaient 33 % plus élevés chez les immigrants qu’au sein de la population née au Canada (1,6 contre 1,2 pour 10 000) et que les taux les plus élevés concernaient les réfugiés (1,7/10 000) et les immigrants de l’Asie de l’Est et du Sud-Est (2,1/10 000). Soixante pour cent des hospitalisations liées à des maladies évitables par la vaccination chez les nouveaux immigrants étaient attribuables à une infection chronique à l’hépatite B, ce qui suggère la nécessité d’établir des lignes directrices de dépistage de l’hépatite B pour les migrants, et de vacciner les immigrants contre diverses maladies avant ou à leur arrivée.

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Principale donnée probante : Un examen approfondi des dernières données probantes sur les différences de taux de maladies évitables par la vaccination et de taux de vaccination entre les migrants et les non-migrants dans les pays à revenu élevé et à revenu intermédiaire de la tranche supérieure donne à penser que les migrants et leurs enfants courent généralement un risque plus élevé de contracter ou de propager des MEV, comparativement aux citoyens d’origine locale, et qu’ils présentent, dans de nombreux cas, des taux de vaccination plus faibles.

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Principale donnée probante : Les enfants nés de femmes réfugiées nord-coréennes en Chine affichent des taux de vaccination beaucoup plus faibles que les enfants chinois ou migrants locaux – avec des taux de vaccination complète de 14 % contre 93 % pour les enfants chinois d’origine locale et 55 % pour les enfants migrants. Alors que tous les enfants d’origine chinoise sont enregistrés et bénéficient de vaccins gratuits et qu’il existe des programmes spécifiques ciblant les enfants migrants, les enfants nés de réfugiés coréens n’ont pas de statut juridique et sont donc exclus du système public de soins de santé.

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Principale donnée probante : Contrairement aux non-Somaliens, le niveau de richesse de la famille n’a pas eu d’incidence significative sur les chances d’être pleinement vaccinés parmi les enfants réfugiés somaliens vivant au Kenya. Cela peut mettre en évidence des obstacles systémiques à la vaccination qui touchent tous les niveaux socioéconomiques de la population réfugiée somalienne.

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Principale donnée probante : Une analyse des données d’enquêtes dans les pays d’Amérique latine et des Caraïbes a révélé que les taux de couverture du DTC3 parmi les enfants autochtones étaient nettement inférieurs à ceux des enfants d’origine européenne ou mixte dans trois des 14 pays, alors qu’il existait des inéquités significatives entre ces groupes, dans la plupart des pays, en termes de couverture des services de santé maternelle, tels que les soins prénatals et l’accouchement par une accoucheuse qualifiée. La plus grande équité en matière d’accès à la vaccination des enfants par groupe ethnique peut s’expliquer par le fait que les vaccinations sont souvent administrées dans les communautés par le biais de campagnes de vaccination, alors que les services de santé maternelle nécessitent l’accès à des établissements de santé, ce qui peut entraîner des frais d’utilisation et de transport.

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Principale donnée probante : Selon une vaste étude rétrospective, les taux de vaccination adaptés à l’âge des enfants maoris et des îles du Pacifique, vivant en Nouvelle-Zélande, étaient inférieurs à ceux des autres groupes ethniques.

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Principale donnée probante : Une étude menée auprès de parents appartenant à divers groupes minoritaires de l’Utah, aux États-Unis – dont les deux tiers sont nés en dehors des États-Unis – a révélé des taux extrêmement faibles de vaccination contre le VPH chez leurs adolescentes. Seulement 20 % des parents avaient vacciné au moins un enfant avec une ou plusieurs doses de vaccin contre le VPH, comparativement à la moyenne nationale de 60 %. Un pourcentage plus élevé de personnes non vaccinées provenaient de certains groupes minoritaires, et possédaient un revenu familial et un niveau de scolarité plus faibles, et ont indiqué que les principales raisons expliquant la non-utilisation du vaccin étaient le manque de connaissances sur le vaccin, son coût et les préoccupations au sujet des effets secondaires. L’étude souligne la nécessité d’adopter des approches communautaires éducatives sur le VPH pour contribuer à la création d’un ensemble diversifié de soignants.

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Principale donnée probante : Les tests de dépistage administrés à plus de 300 migrants économiques et demandeurs d’asile nouvellement arrivés en Italie – la majorité d’entre eux venant d’Afrique subsaharienne – ont révélé des taux élevés d’infection chronique au virus de l’hépatite B et de tuberculose latente et active (avec 8 % présentant des signes d’infection en cours ou de tuberculose active). Ces résultats soulignent l’importance du dépistage universel des maladies infectieuses chez tous les migrants nouvellement arrivés.

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Principale donnée probante : Dans une étude sur la pneumococcie invasive chez les nouveau-nés en Nouvelle-Zélande, à la suite de l’introduction du vaccin conjugué contre le pneumocoque (VPC) chez les nourrissons, 67 % des enfants âgés de

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Principale donnée probante : Les populations autochtones se heurtent à des obstacles lorsqu’il s’agit d’accéder aux soins de santé, tels que le manque de connaissances, la stigmatisation, l’isolement social de la communauté et l’isolement géographique. Par conséquent, les populations inuites du Canada souffrent d’un taux de tuberculose 300 fois plus élevé que celui de la population non autochtone née au Canada.

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Principale donnée probante : En Nouvelle-Zélande, les enfants maoris et du Pacifique ont toujours souffert de taux élevés d’hospitalisation pour pneumococcie invasive, pneumonie toutes causes confondues et otite moyenne. À la suite de l’introduction des vaccins conjugués dans le pays, les taux d’hospitalisation des enfants maoris et des enfants du Pacifique pour pneumococcie invasive ont chuté respectivement de 79 % et 67 %, tandis que d’importantes réductions du nombre d’hospitalisation pour pneumonie toutes causes confondues et pour otite moyenne ont également été constatées, ce qui a entraîné une réduction des disparités pour ces populations.

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Principale donnée probante : Les taux de couverture vaccinale contre le VPH en Angleterre, qui est offerte aux filles de 12 à 13 ans dans le cadre d’un programme scolaire financé par le gouvernement, étaient significativement plus faibles dans les régions où la proportion de familles migrantes et non blanches est plus élevée que dans les régions habitées majoritairement par des populations nées sur place et blanches.

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Principale donnée probante : Les enfants de mères sans emploi, au Bangladesh, étaient 1,5 fois plus susceptibles d’avoir un statut vaccinal incomplet par rapport aux enfants de mères avec un emploi. Le chômage maternel était également significativement lié aux retards de vaccination contre la tuberculose et la rougeole.

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Principale donnée probante : Les données de l’Enquête démographique et de santé de 2008 au Nigéria indiquent que les enfants vivant dans des communautés qui enregistrent un taux de chômage élevé avaient 1/3 de chances en plus d’être complètement vaccinés que les enfants vivant dans des communautés affichant un taux de chômage moyen.

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Principale donnée probante : Les enfants de mères divorcées étaient trois fois moins susceptibles d’être complètement vaccinés que ceux de mères vivant avec un conjoint. En outre, on a constaté que les enfants de mères qui travaillent à temps partiel étaient environ 2,3 fois moins susceptibles d’être complètement vaccinés que ceux de mères qui travaillent à temps plein.

Note des rédacteurs de VoICE : Cette étude, menée au Ghana, a utilisé l’analyse du chi carré pour déterminer les rapports de cotes ajustés. Aucune analyse multivariée n’a été effectuée.

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