Inégalités entre les sexes

Le sous-thème Inégalités entre les sexes porte sur le traitement inégal des personnes de sexe différent ou sur les résultats qui en découlent et présente des données probantes sur l’incidence que la vaccination contre les maladies évitables par la vaccination peut avoir sur l’inégalité entre les sexes.

8 Key Concepts

Principale donnée probante : Une analyse des taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans (TMM5) dans les 35 États et territoires de l’Union et les 640 districts de l’Inde, a été effectuée afin d’estimer la surmortalité féminine. En comparant les données du recensement de l’Inde aux données de 46 pays sans préjugé sexiste, les chercheurs ont constaté que plus de 90 % des districts présentaient une surmortalité féminine. Les quatre plus grands États du nord de l’Inde représentaient les deux tiers du nombre total du pays. Dans plus de 10 % des districts du nord de l’Inde, l’excédent du TMM5 dépassait 30 pour 1 000 naissances vivantes, ce qui montre que chez les filles, la géographie est également un facteur clé de mortalité infantile et juvénile. Le faible développement économique, l’inéquité entre les sexes et la fécondité élevée sont les principaux prédicteurs de la surmortalité féminine.

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Principale donnée probante : Dans une analyse des données d’enquêtes étatiques recueillies dans l’État du Bihar, en Inde, les chercheurs ont indiqué qu’en cas de maladie, les nouveau-nés de sexe féminin avaient significativement moins de chances de recevoir des soins que les nouveau-nés de sexe masculin (80,6 % contre 89,1 %), et moins de chances d’avoir une visite de contrôle postnatal au cours du mois suivant la naissance (5,4 % contre 7,3 %). Cette inéquité entre les sexes est plus marquée chez les familles avec un niveau de richesse plus faible et chez celles avec un plus grand nombre de frères et sœurs.

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Principale donnée probante : Une étude qui a examiné l’écart entre les sexes, en termes de couverture vaccinale, dans une zone rurale du Bangladesh, a montré que la pauvreté, le faible niveau d’instruction maternelle et l’ordre de naissance (seconde ou ultérieure) avaient un effet négatif plus important sur la probabilité de couverture vaccinale complète des filles que des garçons. En d’autres termes, les filles appartenant à des ménages vivant sous le seuil de pauvreté étaient 11 % moins susceptibles d’être pleinement vaccinées que les garçons appartenant à des ménages vivant sous le seuil de pauvreté. Les filles étaient également 6 % moins susceptibles que les garçons d’être complètement vaccinées si leur mère n’avaient pas fait d’études secondaires, et 5 % moins susceptibles que les garçons d’être vaccinées si elles n’étaient pas l’aînée de la famille.

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Principale donnée probante : Un examen des données sur la vaccination contre la rougeole a révélé que le risque de mortalité attribuable à la rougeole est bien plus élevé, et que la vaccination entraîne une réduction plus importante de la mortalité, chez les enfants de sexe féminin que chez ceux de sexe masculin En fait, la vaccination des enfants de sexe féminin contre la rougeole leur donne les mêmes chances de survie que les enfants de sexe masculin non vaccinés.

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Principale donnée probante : L’examen de plusieurs études a révélé, en évaluant les différents effets du vaccin contre la rougeole chez les garçons et chez les filles, que l’effet de ce vaccin semble être plus bénéfique chez les filles qui luttent contre leur mortalité, toutes causes confondues.

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Principale donnée probante : Un programme d’intervention communautaire à stratégies multiples de la Mission nationale de santé rurale (NRHM) en Inde, conçu pour réduire les inégalités en matière de santé maternelle et infantile (SMI), a été mis en œuvre entre 2005 et 2012. L’écart entre les sexes en matière de couverture vaccinale est passé d’une préférence marquée pour les garçons, avant l’intervention, à un léger avantage pour les filles, à la fin de l’intervention. Plus précisément, les écarts de couverture ont changé comme suit : pour la vaccination complète (5,7 % à – 0,6 %), pour la vaccination par BCG (1,9 à – 0,9 point), pour le vaccin oral contre la poliomyélite (4 % à 0 %), et pour le vaccin contre la rougeole (4,2 % à 0,1 %).

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Principale donnée probante : Une évaluation de l’impact d’un programme d’émancipation des femmes en Inde a révélé que les enfants des mères qui ont participé à ce programme étaient nettement plus susceptibles de recevoir les vaccins DTC, antirougeoleux et antituberculeux que les enfants des mères qui n’ont pas participé au programme. Cette étude a également révélé que le programme d’émancipation des femmes avait des retombées positives : dans les villages où le programme a eu lieu, les enfants des mères qui ne participaient pas au programme (non participantes) étaient de 9 à 32 % plus susceptibles d’être vaccinés contre la rougeole que dans les villages où le programme n’avait pas eu lieu (cas témoins). Dans l’ensemble, la couverture vaccinale contre la rougeole était près de 25 % plus élevée dans les villages où le programme était tenu que dans les villages témoins.

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Principale donnée probante : Un examen systématique des recherches qualitatives menées dans les pays à revenu faible ou intermédiaire a démontré que le faible statut social des femmes constituait un obstacle à l’accès des enfants à la vaccination. Parmi les obstacles spécifiques figuraient l’accès à l’éducation, le revenu, l’allocation des ressources et les prises de décisions autonomes liées à leur emploi du temps. Les auteurs suggèrent que le fait de rendre chaque parent (mère et père) responsable de la santé des enfants peut être un élément important pour éliminer les obstacles persistants à la vaccination, auxquels sont souvent confrontées les mères.

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Principale donnée probante : Une étude examinant le lien entre les rôles liés au genre et la couverture vaccinale complète des enfants au Nigéria a révélé que les enfants de mères qui n’avaient pas d’autonomie décisionnelle avaient deux fois moins de chances d’être complètement vaccinés que ceux nés de mères autonomes. Pour mieux évaluer les rôles du genre et du pouvoir relationnel, les enfants avaient presque deux fois plus de chances d’être entièrement vaccinés dans les ménages où seule la mère contribuait aux revenus du ménage que les enfants dont les parents contribuaient à parts égales.

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Principale donnée probante : Une étude menée au Pakistan explorant la relation entre l’éducation et l’émancipation des mères, d’une part, et la vaccination antipoliomyélitique infantile, d’autre part, a révélé une association positive entre l’émancipation maternelle – définie comme la participation des mères à la prise de décisions concernant la famille, les soins de santé et d’autres enjeux – et la vaccination complète de leurs enfants contre la poliomyélite.

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Principale donnée probante : Le niveau d’autonomie des femmes au niveau communautaire est associé à une augmentation du nombre d’enfants vaccinés, allant au-delà de ce qui est observé avec l’autonomie des femmes au niveau individuel. Ces résultats indiquent que l’émancipation des femmes, au sein des ménages, améliore non seulement la santé des enfants de chaque mère, mais aussi la vie des autres enfants au sein de la communauté.

Note des éditeurs de VoICE : Cette analyse est tirée de l’Enquête démographique et de santé éthiopienne de 2011, qui a étudié la relation entre les niveaux individuel et communautaire d’autonomie des femmes, d’une part, et le statut vaccinal des enfants, d’autre part.

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Principale donnée probante : Un examen systématique de plusieurs études menées dans des pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est a étudié la relation entre l’autonomisation des femmes (définie comme leur capacité à énoncer leurs objectifs et à y donner suite avec motivation et ambition) et la vaccination des enfants, dans les milieux à revenu faible. L’examen a révélé une tendance générale, parmi les études, selon laquelle une plus grande autonomisation des mères était associée à une plus grande probabilité de vaccination des enfants. L’émancipation des femmes, dans de telles conditions, est prometteuse en tant que moyen d’améliorer la santé des enfants.

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Principale donnée probante :  En Inde, il existe des inéquités de couverture vaccinale entre les États, au sein des États, et entre les milieux urbains et ruraux. Le niveau d’instruction plus bas des parents se traduit par une couverture plus faible, la couverture des filles était plus faible par rapport à celles des garçons, et la couverture des nourrissons nés de familles avec un grand nombre d’enfants était également plus faible que celle des autres. Une relation directe a également été trouvée entre la richesse du ménage et la couverture.

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Principale donnée probante : Une étude portant sur les données de l’EDS dans 67 pays a révélé que, dans le monde entier, les filles et les garçons présentaient la même probabilité d’être vaccinés. Dans certains pays où il existe une inéquité connue entre les sexes et une préférence pour les fils, les filles étaient plus susceptibles de ne pas être vaccinées.

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Principale donnée probante : Plusieurs inéquités de couverture vaccinale ont été constatées, en Inde, entre les États, à l’intérieur des États, et entre les zones urbaines et rurales. La couverture vaccinale était plus faible dans les ménages de parents avec un faible niveau d’instruction, chez les filles par rapport aux garçons, ainsi que chez les nourrissons nés de familles nombreuses. Une relation directe a également été trouvée entre la richesse du ménage et la couverture.

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Principale donnée probante : Une analyse des données de l’Enquête nationale indienne sur la santé des familles, visant à examiner les tendances et les schémas des inégalités au fil du temps a montré que, malgré une diminution progressive des différences entre les zones urbaines et rurales et entre les sexes, les enfants vivant dans les zones rurales et les filles restaient désavantagés. De plus, les régions où l’inégalité des sexes était la plus faible en 1992 ont montré une augmentation progressive des différences entre les sexes. De même, les inégalités entre zones urbaines et rurales ont augmenté dans une région, au cours de la période de collecte de données, entre 1992 et 2006.

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Principale donnée probante :  Une étude écologique conçue pour étudier l’association entre les taux de mortalité infantile et les inégalités entre les sexes, à l’aide de l’Indice d’inégalité entre les sexes (IIS) du Programme des Nations Unies pour le développement, a montré qu’il existe, dans les pays à revenu faible et intermédiaire, des inégalités entre les sexes et des taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans significativement plus élevés que dans les pays à revenu élevé. Une plus grande inégalité entre les sexes était étroitement liée à une couverture vaccinale plus faible et à une mortalité néonatale, infantile et des enfants de moins de cinq ans plus élevée.

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Principale donnée probante : Afin de mieux comprendre les facteurs qui déterminent la couverture vaccinale et l’équité, une étude réalisée en 2017 a examiné les facteurs nationaux influençant la couverture vaccinale dans 45 pays à revenu faible ou intermédiaire soutenus par Gavi. Les pays où l’égalité des sexes est la plus faible (mesurée par la santé génésique, le nombre de sièges parlementaires occupés par des femmes, le niveau d’instruction et d’autres facteurs) présentaient également des taux de couverture vaccinale inférieurs.

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Principale donnée probante : Au cours d’une analyse de la couverture vaccinale dans 45 pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure, éligibles au soutien de Gavi, les chercheurs ont constaté que, dans l’ensemble, l’éducation maternelle et paternelle était l’un des principaux facteurs d’inégalités en termes de couverture dans ces pays. En rassemblant les données de tous les pays, les auteurs ont constaté que « les enfants des mères les plus instruites ont 1,45 fois plus de chances d’avoir reçu le vaccin DTC3 que les enfants des mères les moins instruites. » Il en va de même pour les vaccins contre la rougeole, dont la probabilité de vaccination est 1,45 fois plus élevée chez les enfants des mères les plus instruites.

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