Inégalités liées à la population

Le sous-thème Inégalités liées à la population a trait aux inégalités vécues en raison du sous-groupe auquel on appartient, comme les migrants, les adolescents ou les personnes âgées. Une plus grande égalité peut être obtenue par la vaccination des populations défavorisées ou à haut risque.

3 Key Concepts

Principale donnée probante : Une étude a révélé que les enfants de travailleurs migrants pauvres vivant à Delhi, en Inde, sont beaucoup moins susceptibles d’être pleinement vaccinés que la population générale et sont donc plus exposés aux maladies évitables par la vaccination. Seulement 31 à 53 % des enfants issus de familles migrantes étaient complètement vaccinés (contre sept maladies) à l’âge de 12 mois, contre 72 % dans l’ensemble de la population de Delhi – les migrants récents ayant les taux les plus faibles. Il est donc nécessaire de se concentrer sur la prestation de services de santé aux migrants.

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Principale donnée probante : 69 % des enfants de moins de cinq ans atteints d’infections respiratoires aiguës sévères (IRA) provenant de familles récemment réinstallées dans des zones urbaines du Bangladesh ont consulté un professionnel de santé qualifié, comparativement à 82 % des enfants provenant de ménages vivant ici depuis au moins deux ans. Après ajustement relatif à la richesse et à d’autres facteurs socio-économiques, les nouveaux migrants étaient encore 11 % moins susceptibles de demander un traitement contre une IRA à des prestataires qualifiés, par rapport aux résidents de longue durée, ce qui indique la nécessité d’efforts ciblés à destination des enfants des communautés à fort taux de roulement et de relier ces ménages aux services de santé existants.

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Principale donnée probante : Moins de la moitié des enfants nés à l’étranger et vivant en Nouvelle-Zélande possédaient des dossiers de vaccination dans le Registre national de vaccination (comparativement à 95-96 % des enfants nés en Nouvelle-Zélande de mères migrantes ou non migrantes), et ceux ayant un dossier présentaient des taux de vaccination adaptés à l’âge considérablement plus faibles que les enfants nés sur place (p. ex., 69 % pour le ROR contre 82 à 83 % pour les enfants nés sur place et 53 % pour la coqueluche contre 78 à 81 %), avec notamment des taux particulièrement réduits chez les enfants réfugiés. Ces résultats mettent en évidence les difficultés à conserver des traces des vaccinations administrées à l’étranger et à atteindre les enfants migrants pour les faire bénéficier des services de vaccination, ainsi que l’importance de la surveillance de la couverture vaccinale selon l’origine migrante et réfugiée.

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Principale donnée probante : Selon un examen systématique et une méta-analyse, les enfants migrants ruraux et citadins en Chine, en Inde et au Nigéria étaient moins susceptibles d’être complètement vaccinés à l’âge d’un an que les résidents urbains non migrants et la population générale. Ces inéquités en termes de taux de vaccination – souvent dissimulées par les moyennes nationales – exigent des efforts particuliers pour améliorer les taux de vaccination dans cette sous-population en croissance rapide afin de réduire à la fois les inéquités en matière de santé et le risque de flambées de maladies infectieuses dans l’ensemble de la société.

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Principale donnée probante : Plusieurs études ont indiqué que la prévalence des comportements à risque associés aux infections sexuellement transmissibles (IST) et au VIH, est élevée chez les adolescents incarcérés. Aux États-Unis, la plupart des adolescents condamnés à purger leur peine dans des établissements pénitentiaires se voient offrir la vaccination préventive contre l’hépatite B. Les centres médicaux des établissements pénitentiaires constituent un environnement idéal où les adolescents provenant de milieux à haut risque peuvent avoir accès à des services de santé préventive. Il arrive même que ces établissements surmontent des obstacles tels que le consentement parental, en faisant de ces adolescents des pupilles de l’État, puis en obtenant des services préventifs de la part de l’État offrant son consentement.

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Données clés : Un programme public d’administration du 23vPPV (vaccin polysaccharidique pneumococcique de valence 23) à Victoria, en Australie, a non seulement considérablement augmenté la couverture vaccinale des personnes âgées dans le cadre du programme d’achat public, mais dans d’autres États et territoires australiens qui n’avaient pas de programme public, le nombre d’ordonnances délivrées pour le 23vPPV a en fait augmenté au cours de la même période.

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