Inégalités financières

Le sous-thème Inégalités financières explore les inégalités découlant des différences dans l’acquisition ou la possession de la richesse. Les maladies évitables par la vaccination touchent de façon disproportionnée les enfants les plus pauvres, tandis que les programmes de vaccination ont un impact significatif sur l’égalité du niveau général de richesse des populations.

8 Key Concepts

Données clés : En Inde, une intervention communautaire multistratégique, la Mission nationale de santé rurale (NRHM), a réussi à réduire les disparités entre les femmes enceintes ayant accouché dans un établissement urbain et celles ayant accouché dans un établissement situé dans une zone rurale. Les inégalités géographiques sont passées de 22 % à 7,6 % et les disparités socioéconomiques de 48,2 % à 13 %. Après la période de travail de la NRHM, la différence entre le nombre d’enfants, des zones urbaines et rurales, ayant reçu une vaccination complète, c.-à-d. le vaccin bilié de Calmette et Guérin (BCG) contre la tuberculose, les trois doses du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC), les trois doses du vaccin oral contre la poliomyélite (OPV) et le vaccin contre la rougeole, a été considérée comme non significative.

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Principale donnée probante : L’utilisation des services de soins prénatals chez les adolescentes enceintes, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, y compris la vaccination contre l’anatoxine tétanique, était la plus faible chez les femmes qui vivaient dans les zones rurales, qui avaient effectué moins d’études et qui appartenaient aux quintiles de richesse plus pauvres.

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Données clés : Dans un État du sud-ouest du Nigéria, les enfants de la catégorie (quintile) la plus pauvre des ménages avaient 14 fois plus de risques d’être partiellement vaccinés ou de ne pas l’être, et ceux de la catégorie la plus pauvre immédiatement supérieure avaient huit fois plus de risques d’être partiellement vaccinés ou de ne pas l’être que les enfants du groupe le plus riche, après ajustement pour tenir compte de facteurs tels que l’éducation, la religion et l’appartenance ethnique.

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Principale donnée probante : Une étude portant sur l’impact de l’introduction du vaccin contre le pneumocoque et sur l’intensification du traitement de la pneumonie en Éthiopie a révélé que 30 à 40 % de tous les décès évités grâce à ces interventions devraient concerner le quintile de richesse le plus pauvre. L’intensification du VPC13 jusqu’aux niveaux atteints avec le DTC3 en Éthiopie, devrait permettre d’éviter près de 3 000 décès d’enfants et 60 000 épisodes de pneumonie pneumococcique par an, sans compter les éventuels bénéfices grégaires. Un programme financé par des fonds publics, pour le développement de vaccins contre le pneumocoque, coûterait environ 40 dollars par année de vie saine acquise.

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Principale donnée probante : Une étude sur l’impact du vaccin contre la rougeole au Bangladesh a révélé que les enfants non vaccinés du quintile le plus pauvre étaient deux fois plus susceptibles de mourir que ceux du quintile le moins pauvre. En outre, la vaccination a réduit les écarts de mortalité liés au statut socioéconomique.

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Principale donnée probante : Dans tous les pays étudiés, les taux de vaccination étaient les plus élevés et le risque de mortalité était le plus bas dans les deux premiers quintiles de richesse. Les inégalités relatives à ces deux variables sous-jacentes diffèrent d’un pays à l’autre. Les coûts par AVCI évitée sont beaucoup plus élevés dans les quintiles supérieurs. Dans tous les pays, ce sont les quintiles les plus pauvres qui bénéficient le plus des avantages potentiels de l’utilisation du vaccin ; toutefois, la réduction de la couverture vaccinale a entraîné une diminution du bénéfice vaccinal prévu.

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Principale donnée probante : Une analyse coût-efficacité de la vaccination antirotavirus au Pakistan a révélé que, si la couverture vaccinale antirotavirus était aussi élevée dans toutes les régions et dans tous les groupes de revenus, la réduction en pourcentage des décès dus au rotavirus serait quatre fois plus importante dans les régions à risque très élevé que dans les régions à risque très faible, et qu’elle serait trois à quatre fois plus importante chez les enfants des ménages les plus pauvres que chez ceux des ménages les plus riches.

Note des éditeurs de VoICE : L’expansion de la couverture vaccinale chez les enfants les plus pauvres et les plus vulnérables augmenterait considérablement l’impact global de la vaccination antirotavirus au Pakistan.

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Principale donnée probante : Une étude sur le vaccin antirougeoleux au Bangladesh a révélé que les enfants du quintile le plus pauvre étaient deux fois plus susceptibles de mourir que ceux du quintile le moins riche en l’absence de vaccination antirougeoleuse. La différence de mortalité entre les personnes non vaccinées et les personnes vaccinées était statistiquement significative (p< 0,10) et robuste pour toutes les autres mesures du statut socio-économique.

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Principale donnée probante : Une analyse modélisée de l’impact potentiel du vaccin conjugué contre le pneumocoque (VPC), en Inde, a estimé que les plus fortes baisses du nombre de décès grâce à la vaccination contre le VPC se situeraient parmi les segments les plus pauvres de la population. En supposant un taux de couverture vaccinale de 77 % (le taux de couverture actuel du DTC3), le VPC préviendrait près de 2,5 fois plus de décès pour 100 000 enfants de moins de cinq ans, dans les deux quintiles de revenu les plus pauvres, que dans les deux groupes les plus riches (313 contre 134), et près de trois fois plus de décès pour 100 000 si la couverture atteint 90 % (446 contre 167).

Note des éditeurs de VoICE : Le modèle utilisé était spécifique à l’épidémiologie, à la situation du système de santé et aux caractéristiques démographiques de l’Inde.

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Principale donnée probante : Un ensemble de cinq vaccins a été administré, et il a été constaté que les enfants des ménages les plus pauvres bénéficiaient davantage de la vaccination, en termes de résultats de santé, que ceux des ménages relativement plus aisés. Les résultats suggèrent que la plupart des risques de décès avant l’âge de cinq ans peuvent être éliminés grâce à une vaccination complète dans un milieu gravement privé de santé.

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Principale donnée probante : Un groupe d’experts a évalué un certain nombre d’interventions en santé maternelle, néonatale et infantile en termes d’égalité entre les différents quintiles de richesse à l’aide de données de 1990 à 2006. Il s’est avéré que c’est la vaccination qui présentait les plus faibles différences en matière de couverture des services entre les enfants les plus pauvres et les enfants les plus riches. En d’autres termes, parmi les interventions évaluées, la vaccination était la plus équitable entre les groupes de revenu.

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Principale donnée probante : Les enfants des familles américaines vivant en dessous du seuil de pauvreté ont des taux de vaccination contre le rotavirus nettement plus faibles que les enfants au seuil de pauvreté ou au-dessus (67 % contre 77 %).

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Principale donnée probante : Au Kenya, les enfants non somaliens des ménages les plus pauvres étaient près de trois fois plus susceptibles d’être non vaccinés que les enfants des ménages à revenu intermédiaire, tandis que les enfants plus riches étaient nettement moins susceptibles d’être non vaccinés.

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Principale donnée probante :  En Inde, il existe des inéquités de couverture vaccinale entre les États, au sein des États, et entre les milieux urbains et ruraux. Le niveau d’instruction plus bas des parents se traduit par une couverture plus faible, la couverture des filles était plus faible par rapport à celles des garçons, et la couverture des nourrissons nés de familles avec un grand nombre d’enfants était également plus faible que celle des autres. Une relation directe a également été trouvée entre la richesse du ménage et la couverture.

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Principale donnée probante : Un examen systématique des recherches qualitatives menées dans les pays à revenu faible ou intermédiaire a démontré que le faible statut social des femmes constituait un obstacle à l’accès des enfants à la vaccination. Parmi les obstacles spécifiques figuraient l’accès à l’éducation, le revenu, l’allocation des ressources et les prises de décisions autonomes liées à leur emploi du temps. Les auteurs suggèrent que le fait de rendre chaque parent (mère et père) responsable de la santé des enfants peut être un élément important pour éliminer les obstacles persistants à la vaccination, auxquels sont souvent confrontées les mères.

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Principale donnée probante : À l’échelle mondiale, la couverture de la troisième dose du vaccin DTC est 15 % plus élevée chez les enfants du quintile de richesse le plus élevé que chez ceux du quintile de richesse le plus faible. Toutefois, cela masque des différences allant jusqu’à 64 % dans les pays les plus inéquitables (Nigéria).

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Principale donnée probante : Plusieurs inéquités de couverture vaccinale ont été constatées, en Inde, entre les États, à l’intérieur des États, et entre les zones urbaines et rurales. La couverture vaccinale était plus faible dans les ménages de parents avec un faible niveau d’instruction, chez les filles par rapport aux garçons, ainsi que chez les nourrissons nés de familles nombreuses. Une relation directe a également été trouvée entre la richesse du ménage et la couverture.

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Principale donnée probante : Une étude visant à étudier la relation entre l’éducation et l’émancipation maternelle, d’une part, et les taux de vaccination infantile contre la poliomyélite, d’autre part, chez les mères pakistanaises, a constaté que le pourcentage le plus élevé d’enfants complètement vaccinés (72,6 %) était observé chez les mères du quintile le plus riche, suivies par 63,4 %, 58,0 %, 49,8 % et 39 % pour les quintiles plus riches, moyens, pauvres et les plus pauvres, respectivement.

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Principale donnée probante : En Tanzanie, il a été constaté que la pauvreté a un effet négatif sur l’administration ponctuelle de vaccins (à l’âge recommandé). Les enfants du quintile le plus riche ont connu 19 % moins de retards de vaccination avec le BCG, 23 % moins de retards avec la troisième dose du vaccin DTC et 31 % moins de retards avec la première dose du vaccin contre la rougeole, comparativement aux enfants du quintile le plus pauvre.

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Principale donnée probante : Un groupe d’experts a évalué un certain nombre d’interventions en santé maternelle, néonatale et infantile en termes d’égalité entre les différents quintiles de richesse à l’aide de données de 1990 à 2006. Il s’est avéré que c’est la vaccination qui présentait les plus faibles différences en matière de couverture des services entre les enfants les plus pauvres et les enfants les plus riches (28 % de couverture en plus dans le quintile de richesse le plus élevé que dans le quintile de richesse le plus faible). En revanche, les indicateurs de couverture thérapeutique des enfants atteints de diarrhée et de pneumonie étaient près de 60 % plus élevés dans le quintile de richesse le plus élevé que dans le quintile le plus pauvre. Cela signifie que les enfants pauvres sont beaucoup plus désavantagés lorsqu’il s’agit de recevoir un traitement contre la pneumonie et la diarrhée que lorsqu’il s’agit de recevoir des vaccins pour prévenir ces infections.

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Principale donnée probante : Un ensemble de cinq vaccins a été administré, et il a été constaté que les enfants des ménages les plus pauvres bénéficiaient davantage de la vaccination, en termes de résultats de santé, que ceux des ménages relativement plus aisés. Les résultats suggèrent que la plupart des risques de décès avant l’âge de cinq ans peuvent être éliminés grâce à une vaccination complète dans un milieu gravement privé de santé.

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Principale donnée probante : Une étude de modélisation de l’impact économique de dix vaccinations chez les enfants dans 41 pays à revenu faible ou intermédiaire a révélé que la majeure partie de la pauvreté évitée par la vaccination se produit dans les populations pauvres. Pour la plupart des vaccins de l’étude, au moins 40 % des cas de pauvreté évités concerneraient le quintile de richesse le plus pauvre. Cela est le cas, en particulier, de la pneumonie, où plus de la moitié des deux millions de décès évités grâce aux vaccins contre le pneumocoque et la bactérie Hib concerneraient les 40 % les plus pauvres de la population.

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