Inégalités en matière de santé

Le sous-thème Inégalités en matière de santé explore les différences dans la répartition des maladies et des affections au sein d’une population donnée. Les inégalités en matière de santé limitent la capacité à accéder aux ressources et aux expériences nécessaires à la santé et au bien-être. La vaccination est importante dans ces populations, car les maladies évitables par la vaccination touchent de façon disproportionnée les personnes en mauvaise santé.

8 Key Concepts

Principale donnée probante : Parmi les parents séropositifs et les parents séronégatifs dans une étude menée au Kenya, 99 % des souches de pneumocoques trouvées et testées étaient résistantes à un ou plusieurs antibiotiques. Les parents séropositifs portaient 16 % de plus de souches résistantes à la pénicilline que les parents séronégatifs.

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Principale donnée probante : Dans une étude des dossiers de surveillance nationaux en Afrique du Sud, les personnes séropositives âgées de plus de cinq ans présentaient un risque 43 fois plus élevé de pneumococcie invasive que les personnes séronégatives. Ce risque était le plus élevé chez les enfants âgés de 5 à 19 ans, qui présentaient un risque de pneumococcie invasive plus de 120 fois plus élevé que les enfants séronégatifs non infectés du même âge. 90 % des cas de pneumococcie invasive en Afrique du Sud, au cours de la période de cinq ans, ont touché les 18 % de la population séropositive.

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Principale donnée probante : Les infections dues au papillomavirus humain (VPH) sont plus fréquentes et persistantes chez les personnes infectées par le VIH — taux de prévalence du VPH de 76 % chez les femmes infectées par le VIH et 46 % chez les femmes non infectées par le VIH. Les taux de prévalence du cancer du col de l’utérus sont également plus élevés chez les femmes infectées par le VIH (entre 48 et 73 % des cas), comparativement à 28 % chez les femmes non infectées par le VIH. De plus, les infections au VPH et les maladies associées au VPH semblent exercer un fardeau de morbidité disproportionné chez les femmes infectées par le VIH comparativement aux femmes non infectées par le VIH.

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Principale donnée probante : Avant l’introduction du VPC, les adultes vivant avec le VIH dans une région rurale du Kenya étaient près de cinq fois plus susceptibles de contracter une pneumonie pneumococcique que les adultes non infectés, et la majorité des cas de bactériémie (infection du sang) sont survenus chez des personnes séropositives.

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Principale donnée probante : Une petite étude menée en milieu hospitalier en Inde a révélé que les nourrissons de six mois nés de femmes infectées par le VIH étaient onze fois plus susceptibles de manquer d’anticorps antirougeoleux que les nourrissons de six mois non exposés au VIH, que les nourrissons exposés soient eux-mêmes infectés ou non par le VIH. L’absence d’anticorps chez la plupart des nourrissons exposés au VIH (ce qui les rend plus vulnérables à la rougeole) peut être due à des taux plus faibles d’anticorps antirougeoleux chez les mères infectées par le VIH ou à un transfert plus faible d’anticorps au fœtus à travers le placenta.

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Principale donnée probante : Le programme de vaccination infantile conçu dans les années 1980 par le gouvernement indien, dans le cadre du PUV, afin de réduire les taux élevés de mortalité et de morbidité chez les enfants, a permis de réduire la mortalité des nourrissons de 0,4 % et la mortalité des enfants de moins de cinq ans de 0,5 %. Ces effets sur la mortalité sont considérables car ils représentent environ un cinquième de la baisse des taux de mortalité des nourrissons et des enfants de moins de cinq ans, entre 1985 et 1990. Les effets sont plus prononcés dans les zones rurales, chez les personnes pauvres et les membres des groupes historiquement défavorisés. La réduction annuelle de 0,5 % sur cinq ans (de 15 % de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans en 1985, à 12,3 % en 1990) représente une réduction globale de 18 % de la mortalité des enfants de moins de cinq ans.

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Principale donnée probante : Deux ans après l’introduction du vaccin 10-valent conjugué contre le pneumocoque (VPC10) au Kenya, le pourcentage d’adultes séropositifs porteurs de bactéries pneumococciques a diminué de façon significative (de 43 % à 28 %), mais pas chez les adultes séronégatifs. Cependant, la réduction du portage des souches pneumococciques présentes dans le VPC10 a diminué significativement chez les adultes séropositifs et séronégatifs. Cette réduction était encore quatre fois plus élevée chez les adultes séropositifs que chez les adultes séronégatifs (2,8 % contre 0,7 %), ce qui indique que le risque de pneumococcie invasive continue d’être considérablement plus élevé chez les adultes séropositifs que chez les adultes non infectés par le VIH.

Note des éditeurs de VoICE : Le portage nasopharyngé est un indicateur du risque de pneumococcie invasive et de pneumonie.

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Principale donnée probante : Des modèles basés sur des données démographiques du Ghana indiquent que la vaccination éliminerait le risque de mortalité infantile associé à la vie dans la pauvreté et diminuerait considérablement le risque accru de mortalité supporté par les enfants dont les parents ont un faible niveau d’instruction.

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Principale donnée probante : Même si l’incidence des pneumococcies invasives a diminué dans tous les groupes, y compris les personnes sous immunosuppresseurs, suite à l’introduction de vaccins conjugués contre le pneumocoque chez les nourrissons en Norvège, les personnes sous chimiothérapie étaient encore 20 fois plus susceptibles de contracter des PI que les personnes qui ne prenaient pas d’immunosuppresseurs, tandis que les personnes sous corticostéroïdes ou d’autres immunosuppresseurs à long terme étaient environ six fois plus susceptibles de contracter la maladie.

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Principale donnée probante : Chez les survivants de cancers de l’enfant et du jeune adulte, aux États-Unis, le risque de mortalité par complications infectieuses est quatre fois plus élevé que chez leurs frères et sœurs qui n’ont jamais eu de cancer. Au cours des cinq premières années suivant le diagnostic de cancer, le risque de certaines infections évitables par la vaccination, comme la pneumonie et l’hépatite, est plus de neuf fois et six fois plus élevé, respectivement. Plus de cinq ans après le diagnostic de cancer, le risque de ces deux infections demeure important, soit 3,7 fois et 2,5 fois plus élevé que celui des frères et sœurs.

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Principale donnée probante : Chez les enfants et les jeunes adultes traités pour certains cancers, les traitements immunosuppresseurs peuvent supprimer l’immunité précédemment acquise grâce à la vaccination, augmentant ainsi considérablement le risque d’infections évitables par la vaccination. Les auteurs affirment que la vaccination, pendant et après un traitement immunosuppresseur, est nécessaire pour rétablir l’immunité et protéger les enfants les plus à risque.

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Principale donnée probante : Au cours des deux années qui ont suivi l’introduction du VPC10 au Mozambique, le pourcentage d’enfants vaccinés de moins de cinq ans et porteurs de souches vaccinales dans le nasopharynx a diminué de la même façon chez les enfants infectés par le VIH que chez les enfants non infectés par le VIH. Les taux de portage associés aux vaccins des enfants vaccinés et infectés par le VIH et de ceux non infectés étaient similaires après l’introduction du vaccin.

Note des éditeurs de VoICE : Le portage nasopharyngé du pneumocoque peut être un précurseur de la pneumococcie invasive.

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Données clés : Au cours des cinq années qui ont suivi l’introduction du VPC chez les nourrissons au Kenya, l’incidence de la pneumonie pneumococcique chez les adultes séropositifs dans une zone rurale a fortement diminué (réduisant l’écart entre les taux d’incidence chez les adultes séropositifs et non séropositifs) en raison à la fois des effets collectifs du vaccin et de l’amélioration de l’accès aux soins contre le VIH au cours de cette période.

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Principale donnée probante : Un examen des données probantes concernant l’utilisation du vaccin conjugué contre le pneumocoque en Afrique du Sud a montré que les enfants séropositifs courent un risque significativement plus élevé de contracter une maladie pneumococcique, et que ce sont donc eux qui bénéficieront le plus de la vaccination, malgré une efficacité réduite du vaccin dans ce groupe par rapport aux enfants en bonne santé.

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Principale donnée probante : Un vaste essai contrôlé randomisé sur un vaccin conjugué contre le pneumocoque, en Afrique du Sud, a révélé que l’utilisation du vaccin prévenait jusqu’à dix fois plus de cas de pneumonie à pneumocoque chez les enfants séropositifs que chez les enfants séronégatifs.

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Principale donnée probante : Chaque année, près de 250 000 enfants en Afrique naissent en étant atteints de drépanocytose. Il a été démontré que la drépanocytose multiple par 13 le risque d’infections au Hib et celui d’infections pneumococciques par 36. Cela signifie que les enfants atteints de drépanocytose bénéficieront grandement de l’administration des vaccins VPC et anti-Hib.

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Principale donnée probante : Dans une étude à long terme des données de surveillance canadiennes, les chercheurs ont constaté que le risque de pneumococcie invasive (PI) était 12 fois plus élevé chez les personnes immunodéprimées que chez celles en bonne santé. De plus, le risque de décès par PI était de 30 à 80 % plus élevé chez les personnes immunodéprimées que chez les personnes en bonne santé qui avaient aussi contracté une PI. Dix ans après l’introduction du VPC7 au Canada, l’incidence des PI attribuables aux sérotypes inclus dans le vaccin avait diminué de 90 %.

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Principale donnée probante : Une étude portant sur des enfants de moins de cinq ans à Dhaka, au Bangladesh, a révélé que les enfants gravement dénutris étaient près de huit fois plus susceptibles de mourir de diarrhée que ceux qui n’étaient pas gravement dénutris.

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Principale donnée probante : Une étude menée auprès d’enfants kényans de moins de cinq ans a révélé que la vaccination contre la poliomyélite, le BCG, le DTC et la rougeole protégeait les jeunes enfants contre le retard de croissance (27 % de moins que chez les enfants non vaccinés de moins de deux ans). De plus, les enfants ayant souffert de diarrhée et de toux au cours des deux semaines précédant l’étude étaient 80 à 90 % plus susceptibles d’avoir une insuffisance pondérale ou de souffrir d’émaciation.

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Principale donnée probante : Une analyse de l’association entre la dénutrition et la mortalité chez les jeunes enfants a révélé que dans 60 % des décès dus à la diarrhée, 52 % des décès dus à la pneumonie, 45 % des décès dus à la rougeole et 57 % des décès dus au paludisme, la dénutrition était un facteur contributif.

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Principale donnée probante : dans une étude américaine s’étendant sur plus de trois décennies et portant sur plus de 65 000 survivants à long terme de cancers de l’enfant et du jeune adulte, les chercheurs ont constaté qu’il existe, chez ces survivants, un plus grand risque d’infections au VPH et de tumeurs malignes. Les femmes ayant survécu à des cancers de l’enfant et du jeune adulte présentaient 40 % de risques en plus de développer une tumeur maligne associée au VPH, comparativement aux femmes qui n’ont jamais eu de cancer. Ce risque était encore plus important chez les survivants de sexe masculin qui présentaient un excès relatif de tumeurs malignes à VPH de 150 %, comparativement aux hommes qui n’ont jamais eu de cancer.

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Principale donnée probante : Une étude menée aux États-Unis a révélé que l’incidence des pneumococcies invasives était 22 à 38 fois plus élevée chez les adultes atteints d’un cancer que chez les adultes en bonne santé.

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Principale donnée probante : Dans une étude à long terme des données de surveillance canadiennes, les chercheurs ont constaté que le risque de pneumococcie invasive (PI) était 12 fois plus élevé chez les personnes immunodéprimées que chez celles en bonne santé. De plus, le risque de décès par PI était de 30 à 80 % plus élevé chez les personnes immunodéprimées que chez les personnes en bonne santé qui avaient aussi contracté une PI.

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Principale donnée probante : Une étude sur l’impact du vaccin contre la rougeole au Bangladesh a révélé que les enfants non vaccinés du quintile le plus pauvre étaient deux fois plus susceptibles de mourir que ceux du quintile le moins pauvre. En outre, la vaccination a réduit les écarts de mortalité liés au statut socioéconomique.

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Principale donnée probante : Une analyse de l’association entre la dénutrition et la mortalité chez les jeunes enfants a révélé que dans 60 % des décès dus à la diarrhée, 52 % des décès dus à la pneumonie, 45 % des décès dus à la rougeole et 57 % des décès dus au paludisme, la dénutrition était un facteur contributif.

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