Inégalités géographiques

Le sous-thème Inégalités géographiques présente des données sur la répartition inéquitable de nombreuses maladies évitables par la vaccination. Par exemple, les enfants vivant dans les communautés urbaines peuvent courir un risque accru ou réduit de contracter une maladie donnée en raison de facteurs de risque spécifiques, de l’accès aux services de soins de santé primaires et aux traitements. Les inégalités géographiques peuvent également se rapporter à la répartition géographique et à la disponibilité des vaccins.

6 Key Concepts

Principale donnée probante : Une analyse des données de l’Enquête nationale indienne sur la santé des familles a montré que, malgré la diminution des différences entre les zones urbaines et rurales et entre les sexes au fil du temps, les filles et les enfants vivant dans les zones rurales restaient désavantagés. De plus, les régions où l’inégalité des sexes était la plus faible en 1992 ont constaté une augmentation progressive de l’écart entre les sexes. De même, les inégalités entre zones urbaines et rurales ont augmenté dans une région, au cours de la période de collecte des données.

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Principale donnée probante :  En Inde, il existe des inéquités de couverture vaccinale entre les États, au sein des États, et entre les milieux urbains et ruraux. Le niveau d’instruction plus bas des parents se traduit par une couverture plus faible, la couverture des filles était plus faible par rapport à celles des garçons, et la couverture des nourrissons nés de familles avec un grand nombre d’enfants était également plus faible que celle des autres. Une relation directe a également été trouvée entre la richesse du ménage et la couverture.

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Principale donnée probante : En République démocratique du Congo, la couverture vaccinale complète varie considérablement d’une région à l’autre. Dans la province où la couverture vaccinale est la plus faible, environ 5 % des enfants ont été entièrement vaccinés, alors que dans la province où la couverture vaccinale est la plus élevée, plus de 70 % des enfants ont été entièrement vaccinés.

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Principale donnée probante : Plusieurs inéquités de couverture vaccinale ont été constatées, en Inde, entre les États, à l’intérieur des États, et entre les zones urbaines et rurales. La couverture vaccinale était plus faible dans les ménages de parents avec un faible niveau d’instruction, chez les filles par rapport aux garçons, ainsi que chez les nourrissons nés de familles nombreuses. Une relation directe a également été trouvée entre la richesse du ménage et la couverture.

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Données clés : Une étude utilisant le SIG pour quantifier le pourcentage de femmes enceintes au Mozambique qui n’ont pas accès au vaccin contre l’anatoxine tétanique (TT) à différentes distances des établissements de santé a estimé qu’en permettant aux femmes de ne pas parcourir plus de 5 km pour se rendre à un site de vaccination TT, on pourrait éviter chaque année près de 18 000 cas de tétanos néonatal, qui coûtent au pays plus de 362 millions de dollars en coûts de traitement et en perte de productivité. À l’heure actuelle, parvenir à une couverture TT de 99 % des femmes imposerait à ces dernières de parcourir jusqu’à 35 km pour se faire vacciner.

Note des rédacteurs de VoICE : SIG, un système d’information géospatiale, est un système informatique capable de saisir, de stocker, d’analyser et d’afficher des informations géoréférencées.

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Principale donnée probante : En Tanzanie, les enfants vivant à 5 km ou plus de l’établissement de santé le plus proche étaient moins susceptibles d’être vaccinés que les enfants vivant à moins de 5 km des établissements. Comparé aux enfants vivant à proximité d’un établissement de santé, les enfants résidant loin d’un établissement de santé présentaient près de trois fois plus de risques de manquer le vaccin BCG, 84 % plus de risques de manquer la troisième dose du vaccin DTC et 48 % plus de risques de manquer la première dose du vaccin contre la rougeole. Parmi les enfants qui ont reçu le vaccin BCG, ceux vivant à plus de 5 km des établissements étaient 26 % plus susceptibles de recevoir le BCG tardivement que les enfants résidant à proximité de l’établissement.

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Données clés : Une étude menée au Kenya a estimé que le fait de ne pas vacciner contre la rougeole les 21 % d’enfants considérés comme difficiles à atteindre (vivant au-delà d’un rayon de 5 km d’un poste de vaccination) entraînerait, sur une période de quatre ans, plus de 1 400 cas de rougeole, 257 décès, et coûterait près de 10 millions de dollars, principalement en pertes de productivité dues à l’absentéisme professionnel des soignants.

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Principale donnée probante : Chez les enfants qui vivent dans des bidonvilles, le fardeau des maladies évitables par la vaccination est plus important (une étude a montré que les enfants des bidonvilles à Manille, aux Philippines, étaient neuf fois plus susceptibles d’être atteints de tuberculose que les autres enfants élevés en milieu urbain), tandis que les taux de vaccination sont plus faibles (une étude menée au Niger a mis en évidence une couverture de 35 % dans les bidonvilles, contre 86 % dans les zones urbaines hors bidonvilles).

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Principale donnée probante : La richesse et l’éducation de la mère sont des indicateurs importants des taux de vaccination en milieu urbain et en milieu rural. Toutefois, le faible niveau d’éducation paternelle, le manque de soins prénatals et les naissances à domicile étaient significativement associés à de faibles taux de vaccination seulement dans les milieux ruraux. Cela démontre la nécessité de programmes de vaccination adaptés.

Note des rédacteurs de VoICE : Cette étude a comparé l’importance des facteurs de risque au regard des faibles taux de vaccination en milieu rural par rapport au milieu urbain en Tanzanie.

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Principale donnée probante : Les enfants vivant en milieu urbain sont beaucoup plus susceptibles de n’être que partiellement vaccinés que les enfants vivant en milieu rural. Dans cette étude, les auteurs laissent penser que cela pourrait être dû à la tendance des personnes vivant dans des bidonvilles à déménager fréquemment, ce qui se traduit par une vaccination partielle.

Note des rédacteurs de VoICE : Dans cette étude, menée en Inde, aucune différence significative n’a été observée entre les communautés rurales et les communautés urbaines pour ce qui est des taux de non-vaccination (enfants ne recevant aucun vaccin).

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Principale donnée probante : L’utilisation des services de soins prénatals chez les adolescentes enceintes, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, y compris la vaccination contre l’anatoxine tétanique, était la plus faible chez les femmes qui vivaient dans les zones rurales, qui avaient effectué moins d’études et qui appartenaient aux quintiles de richesse plus pauvres.

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Principale donnée probante : La couverture mondiale de la troisième dose du vaccin DTC est 8 % plus élevée chez les enfants citadins que chez les enfants élevés en milieu rural.

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