Pauvreté

Le sous-thème Pauvreté comprend des informations sur les interactions entre les maladies évitables par la vaccination et l’immunisation et sur leur impact sur le niveau de richesse des individus et des familles.

6 Key Concepts

Principale donnée probante : Une étude modélisant la relation entre la maladie et la pauvreté en Éthiopie a révélé que parmi les 20 principales causes de décès en Éthiopie, la diarrhée et les infections des voies respiratoires inférieures (IRI) sont les deux principaux facteurs d’appauvrissement médical. Il est estimé qu’en 2013, les frais médicaux directs à la charge des personnes atteintes de maladies diarrhéiques ont fait passer 164 000 ménages sous le seuil de pauvreté (ce qui représente 47 % de tous les cas de diarrhée), tandis que les IRI sont à l’origine d’environ 59 000 cas de pauvreté (17 % des cas d’IRI). Parmi les dix principaux facteurs de pauvreté associés à la santé, quatre sont au moins partiellement évitables par la vaccination (1. Diarrhée, 2. IRI, 4. TB, 10. Coqueluche).

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Principale donnée probante : Les coûts du traitement du rotavirus dans un grand hôpital urbain en Malaisie ont conduit un tiers des familles à subir des dépenses de santé catastrophiques (CHC). Si l’on tient compte des coûts directs et indirects du traitement du rotavirus, près de neuf familles sur dix ont consacré plus de 10 % de leur revenu mensuel au traitement du rotavirus. De plus, 6 % des familles ont basculé dans la pauvreté après avoir payé le traitement.

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Principale donnée probante : Les auteurs d’une étude modélisant l’impact économique de la vaccination dans 41 pays à revenu faible ou intermédiaire estiment que 24 millions de cas d’appauvrissement médical seraient évités grâce à l’administration de vaccins entre 2016 et 2030. La plus grande proportion de cas de pauvreté évités concerneraient les 40 % les plus pauvres de ces populations, ce qui démontre que la vaccination peut constituer une protection contre les risques financiers pour ceux qui sont les plus vulnérables sur le plan économique.

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Principale donnée probante : Les enfants indiens des ménages correspondant au quintile de richesse le plus faible étaient 30 à 95 % plus susceptibles d’être vaccinés en retard, comparativement à ceux des ménages les plus riches [selon le vaccin]. Un retard de vaccination augmente la durée de la période de vulnérabilité aux maladies évitables par la vaccination et peut entraîner des flambées de maladies.

Note des éditeurs de VoICE : Les données de cette analyse proviennent de l’Enquête nationale sur la famille et la santé, quatrième édition.

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Principale donnée probante : En Tanzanie, il a été constaté que la pauvreté a un effet négatif sur l’administration ponctuelle de vaccins (à l’âge recommandé). Les enfants du quintile le plus riche ont connu 19 % moins de retards de vaccination avec le BCG, 23 % moins de retards avec la troisième dose du vaccin DTC et 31 % moins de retards avec la première dose du vaccin contre la rougeole, comparativement aux enfants du quintile le plus pauvre.

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Key Evidence: In 41 Gavi-eligible countries it is estimated that, in the absence of measles vaccination, the occurrence of Medical Impoverishment (MI) or households falling below the poverty line due to medical expenditures to manage measles disease would be 5.3 million. With current coverage rates, 700 thousand households would suffer MI. If Gavi support afforded enhanced coverage, the estimate of households suffering MI would decrease to 500 thousand.

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Principale donnée probante : Une analyse modélisée de l’impact potentiel du vaccin conjugué contre le pneumocoque (VPC), en Inde, a estimé que les plus fortes baisses du nombre de décès grâce à la vaccination contre le VPC se situeraient parmi les segments les plus pauvres de la population. En supposant un taux de couverture vaccinale de 77 % (le taux de couverture actuel du DTC3), le VPC préviendrait près de 2,5 fois plus de décès pour 100 000 enfants de moins de cinq ans, dans les deux quintiles de revenu les plus pauvres, que dans les deux groupes les plus riches (313 contre 134), et près de trois fois plus de décès pour 100 000 si la couverture atteint 90 % (446 contre 167).

Note des éditeurs de VoICE : Le modèle utilisé était spécifique à l’épidémiologie, à la situation du système de santé et aux caractéristiques démographiques de l’Inde.

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Principale donnée probante : Des modèles basés sur des données démographiques du Ghana indiquent que la vaccination éliminerait le risque de mortalité infantile associé à la vie dans la pauvreté et diminuerait considérablement le risque accru de mortalité supporté par les enfants dont les parents ont un faible niveau d’instruction.

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Principale donnée probante : Il est estimé qu’en l’absence de couverture vaccinale contre le pneumocoque dans 41 pays éligibles au soutien de Gavi, 6,6 millions de ménages environ seraient impactés par des dépenses de santé catastrophiques (DSC). En raison de l’absence actuelle d’un plan de vaccination contre le pneumocoque dans bon nombre de ces pays, le nombre de cas concernés par des DSC ne diminuerait que légèrement jusqu’à 6,4 millions, avec les programmes de vaccination actuels. Si les programmes de vaccination contre le pneumocoque étaient mis en œuvre ou développés avec le soutien de Gavi, le nombre de ménages impactés par des DSC passerait à 4,6 millions, soit une diminution d’environ 30 %.
De même, les estimations de l’appauvrissement médical sans couverture vaccinale, avec ce modèle, ont montré que la pneumococcie ferait passer 800 000 ménages sous le seuil de pauvreté.

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Principale donnée probante : Les chercheurs qui modélisent l’impact économique de la vaccination dans 41 pays à revenu faible ou intermédiaire ont constaté que les vaccins qui protègent de la pneumonie (les vaccins contre les bactéries Hib et S. pneumoniae) peuvent ensemble prévenir plus de 1,25 million de cas de pauvreté sur 15 ans.

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Principale donnée probante : Parmi les familles qui ont participé à une étude au Cap-Occidental, en Afrique du Sud, 35 % des mères qui travaillaient auparavant ont cessé de travailler pour s’occuper d’enfants qui avaient survécu à une méningite tuberculeuse entraînant des incapacités permanentes. 19 % des familles ont déclaré que prendre soin de ces enfants handicapés avait entraîné des pertes financières.

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