Flambées de maladies

Le sous-thème des flambées de maladies étudie les questions liées à la survenue de maladies évitables par la vaccination dans une population à des niveaux supérieurs aux niveaux de référence attendus, y compris les conséquences généralisées pour le système de santé, la croissance économique, la stabilité sociale et politique au-delà de l’impact immédiat sur la santé des personnes touchées, ainsi que l’importance de la prévention primaire grâce à des taux élevés de couverture vaccinale.

7 Key Concepts

Principale donnée probante : Une épidémie de méningite à méningocoque en 2006-2007 au Burkina Faso a coûté aux ménages en moyenne 90 dollars pour chaque cas de méningite survenu. Ces coûts, qui représentaient près de 2,5 mois du revenu moyen par habitant pour l’année considérée, comprenaient les coûts directs et indirects du traitement et la perte de revenu pour les soignants.

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Principale donnée probante : Une importante épidémie de méningite à méningocoque au Burkina Faso aurait coûté au système de santé 7,1 millions de dollars, soit près de 2 % de l’ensemble du budget annuel de la santé du pays.

Note des rédacteurs de VoICE : Dans cette étude d’une flambée survenue en 2007, 86 % des coûts du système de santé ont couvert une campagne de vaccination réactive utilisant des vaccins polysaccharidiques plus anciens. La vaccination systématique par de nouveaux vaccins conjugués devrait prévenir ou limiter les futures flambées et ainsi réduire ces coûts.

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Principale donnée probante : Une importante flambée de rougeole aux Pays-Bas en 2013-2014 a entraîné 2 700 cas de maladie et coûté environ 4,7 millions de dollars, soit 1 739 dollars par cas. Les coûts comprenaient la réponse à la flambée (y compris la vaccination et la surveillance accrue), le coût du traitement (principalement les hospitalisations) et la perte de productivité chez les soignants (365 000 dollars, soit moins de 8 % des coûts totaux). Tous les cas de maladie n’ayant probablement pas été signalés, les coûts réels pourraient être supérieurs de près de 20 % (5,6 millions de dollars).

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Principale donnée probante : Deux flambées de méningite à méningocoque au Brésil ont entraîné des coûts directs de 128 000 dollars (9 cas, 2007) et de 34 000 dollars (3 cas, 2011) pour le système de santé, afin d’enquêter sur les cas et de gérer la flambée (y compris la vaccination d’urgence). Les activités d’enquête et d’intervention liées à l’épidémie de 2011 ont coûté à elles seules 11 475 dollars par cas et 6 600 dollars supplémentaires au total pour les activités complémentaires de surveillance de la maladie.

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Principale donnée probante : Selon la Banque mondiale, l’impact économique de l’épidémie d’Ebola de 2014-2015 a survécu à l’impact épidémiologique de la flambée, entraînant des pertes estimées à 2,8 milliards de dollars en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone (soit 16 % de leur PIB combiné).

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Principale donnée probante : L’État de l’Iowa aux États-Unis a engagé plus de 140 000 dollars en coûts directs pour contenir la flambée découlant d’un seul cas de rougeole chez un étudiant non vacciné infecté à l’étranger. La procédure de confinement rapide a permis de limiter la flambée à trois cas supplémentaires, mais a inclus des mesures importantes et coûteuses, y compris la recherche des personnes ayant été en contact avec l’étudiant infecté, la mise en place d’une ligne téléphonique d’urgence pour l’information sur la rougeole, le dépistage de l’immunité chez le personnel médical exposé, l’organisation de centres de vaccination contre la rougeole et la mise en quarantaine.

Note des rédacteurs de VoICE : bien que même de petites flambées de maladies hautement contagieuses puissent être excessivement coûteuses à contenir, ce confinement revêt une importance capitale pour la société. Les évaluations économiques traditionnelles des flambées, qui portent uniquement sur les coûts de la maladie pour les individus, devraient être élargies pour inclure les coûts et l’importance des mesures mises en place pour contenir la flambée afin de protéger la société.

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Principale donnée probante : Suite à une comptabilisation exhaustive des coûts de l’épidémie d’Ebola qui a frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014, Huber et al. estiment que les coûts économiques et sociaux se sont élevés à 53 milliards de dollars, dont 18,8 milliards ont été attribués à des décès non liés au virus Ebola.

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Principale donnée probante : Les épidémies de méningite à méningocoque au Burkina Faso « …ont perturbé tous les services de santé, du niveau national au niveau opérationnel,… » selon une étude réalisée en 2011. Les répercussions comprenaient une pénurie de lits d’hôpitaux et de médicaments disponibles, une réduction ou un retard dans les analyses de laboratoire de routine pour d’autres maladies, des temps d’attente plus longs et une augmentation des diagnostics erronés par des travailleurs sanitaires débordés.

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Principale donnée probante : La peur du virus Ebola pendant l’épidémie qui a sévi de 2014 à 2016 dans trois pays d’Afrique de l’Ouest a eu un impact majeur sur le secteur de la santé au Nigeria voisin, où les hôpitaux ont signalé de fortes diminutions du volume de patients entraînant d’importantes pertes financières. Certains hôpitaux ont également refusé les patients fébriles pour éviter d’être associés au virus Ebola, tandis que les membres du personnel d’autres hôpitaux a abandonné leurs postes.

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Données clés : Une étude de 2015 a prédit que le coup de frein porté aux programmes de vaccination par l’épidémie d’Ebola qui a sévi en 2014 en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone pourrait multiplier par deux le nombre de personnes exposées à un risque de flambée de rougeole et causer jusqu’à 16 000 décès dus à la rougeole, dépassant le nombre de décès provoqués par le virus Ebola lui-même.

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Principale donnée probante : Dans une étude portant sur une flambée de coqueluche aux États-Unis en 2003, dont 17 cas chez des travailleurs sanitaires, les chercheurs ont estimé que la vaccination des travailleurs sanitaire permettrait de prévenir près de 50 % des expositions annuelles aux maladies chez les travailleurs sanitaires.

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Principale donnée probante : À l’aide de données sur la propagation du virus Ebola d’une personne à l’autre au cours des précédentes flambées du virus Ebola pour comparer les stratégies de vaccination, les chercheurs ont constaté que la vaccination prophylactique de tous les travailleurs sanitaire aurait permis de réduire de 60 à 80 % le nombre de cas de maladie lors des épidémies de 2014 en Guinée et au Nigéria.

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Principale donnée probante : Bien que l’investissement initial dans la préparation soit coûteux (la préparation à une pandémie de grippe sévère coûte 4,5 milliards de dollars par an), les avantages économiques annuels estimés s’élèveraient au total à 60 milliards de dollars, et à 490 milliards de dollars en tenant compte des décès évités. « Même si seulement un dixième de ces avantages devait se concrétiser, les retours sur investissement de l’argent public dans la préparation resteraient extraordinairement élevés. »

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Principale donnée probante : Pendant et après l’épidémie d’Ebola dans une région durement touchée de Guinée, la tendance à la hausse de la couverture vaccinale des enfants s’est inversée, entraînant une baisse significative de la couverture pour la plupart des vaccins. Malgré une augmentation immédiate suite à la fin de l’épidémie, la tendance à la baisse s’est poursuivie ou stabilisée pour tous les vaccins.

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Principale donnée probante : Une flambée de rougeole dans les États fédérés de Micronésie (EFM) en 2014, causant près de 400 cas confirmés, a coûté près de 4 millions de dollars (environ 10 000 dollars par cas), dont 88 % pour une campagne de vaccination de masse, des enquêtes sur la flambée et d’autres coûts de confinement. Bien que le gouvernement américain ait couvert les 2/3 des coûts, le fardeau économique pour les FSM (en termes de main-d’œuvre et d’autres coûts pour contenir la flambée, des coûts directs de la maladie et des pertes de productivité) a été l’équivalent de l’ensemble du budget de l’éducation du pays pour un an.

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Données clés : Dans une analyse d’un scénario hypothétique de flambée, basée sur les données de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest, les chercheurs ont estimé qu’une flambée à grande échelle se propageant à neuf pays asiatiques pourrait coûter à l’économie américaine 8 à 41 milliards de dollars en exportations perdues et mettre en péril près de 1,4 million d’emplois américains liés à l’exportation.

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Principale donnée probante : Au cours de l’épidémie d’Ebola qui a sévi de 2014 à 2016 dans trois pays d’Afrique de l’Ouest, la peur de la maladie au Nigeria voisin et les idées fausses sur la façon dont la maladie se propage ont eu des répercussions négatives sur de nombreux secteurs de l’économie (commerce de détail, hôtellerie, transport aérien et certains secteurs agricoles).

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Principale donnée probante : Une étude sur une flambée de choléra au Pérou, en 1991-1992, estime que l’économie nationale a perdu, au minimum, plus de 50 millions de dollars américains en raison de la baisse des recettes touristiques, des recettes d’exportation de biens et de la consommation intérieure, suite à la flambée de choléra.

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