Inégalités en matière d’éducation

Le sous-thème Inégalités en matière d’éducation explore les différences dans les possibilités d’apprentissage et les résultats obtenus par des personnes qui appartiennent à différents groupes. Il existe un lien étroit entre l’éducation des parents et les résultats scolaires de leurs enfants.

3 Key Concepts

Principale donnée probante : Dans de nombreux pays d’Asie du Sud et d’Afrique subsaharienne, les enfants de mères qui n’ont pas reçu d’instruction formelle étaient près de trois fois plus susceptibles de mourir avant l’âge de cinq ans, comparativement à ceux nés de mères ayant fait des études secondaires.

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Principale donnée probante : Aux États-Unis, les enfants dont la mère n’a pas fait d’études supérieures ont des taux de vaccination contre le rotavirus nettement plus faibles que les enfants dont la mère a obtenu un diplôme d’études supérieures (68 % contre 84 %).

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Principale donnée probante :  En Inde, il existe des inéquités de couverture vaccinale entre les États, au sein des États, et entre les milieux urbains et ruraux. Le niveau d’instruction plus bas des parents se traduit par une couverture plus faible, la couverture des filles était plus faible par rapport à celles des garçons, et la couverture des nourrissons nés de familles avec un grand nombre d’enfants était également plus faible que celle des autres. Une relation directe a également été trouvée entre la richesse du ménage et la couverture.

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Principale donnée probante : La richesse et l’éducation de la mère sont des indicateurs importants des taux de vaccination en milieu urbain et en milieu rural. Toutefois, le faible niveau d’éducation paternelle, le manque de soins prénatals et les naissances à domicile étaient significativement associés à de faibles taux de vaccination seulement dans les milieux ruraux. Cela démontre la nécessité de programmes de vaccination adaptés.

Note des rédacteurs de VoICE : Cette étude a comparé l’importance des facteurs de risque au regard des faibles taux de vaccination en milieu rural par rapport au milieu urbain en Tanzanie.

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Principale donnée probante : Dans une vaste enquête menée au Pakistan, les enfants étaient environ 30 % plus susceptibles de recevoir tous les vaccins du programme national de vaccination à temps si leur mère ou leur père avait fait des études secondaires ou supérieures que ceux dont la mère ou le père n’avaient pas fait d’études formelles.

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Principale donnée probante : Les données de l’Enquête démographique et de santé nigériane suggèrent que l’alphabétisation communautaire influence le statut vaccinal. Les enfants vivant dans des communautés avec un faible taux d’analphabétisme étaient 82 % moins susceptibles d’être complètement vaccinés que les enfants vivant dans des communautés avec un taux d’analphabétisme moyen.

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Principale donnée probante : Les enfants de mères ayant fait des études secondaires ou supérieures étaient nettement plus susceptibles d’être complètement vaccinés que les enfants de mères ayant un faible niveau d’instruction.

Note des rédacteurs de VoICE : Les données ont été collectées en République démocratique du Congo à partir d’une enquête transversale (l’Enquête Démographique et de Santé) et analysées globalement. Cependant, les auteurs constatent de fortes variations dans la couverture d’une localité à l’autre.

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Principale donnée probante : Une étude menée dans l’est de l’Ouganda a révélé que les enfants ougandais dont les mères avaient fait des études secondaires étaient 50 % plus susceptibles d’avoir reçu les vaccins prévus à l’âge de six mois, comparativement aux enfants dont les mères n’avaient fréquenté que l’école primaire. Cet effet est accentué par l’administration des doses ultérieures de chaque vaccin (OPV2, 3 et DTC-HB-Hib 2,3).

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Données clés : Les enfants nés dans le sud-ouest du Nigéria de mères dans le sud-ouest du Nigéria qui n’avaient pas d’éducation formelle étaient quatre fois plus susceptibles d’être non vaccinés ou partiellement vaccinés que ceux nés de mères qui avaient achevé leurs études primaires et étaient six fois plus susceptibles d’être partiellement vaccinés ou non vaccinés que les enfants dont les mères avaient terminé leurs études supérieures.

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Principale donnée probante : Une étude sur les retards de vaccination en Inde a révélé que les enfants de mères qui n’avaient pas reçu d’instruction formelle étaient 37 à 81 % plus susceptibles d’être vaccinés en retard, comparativement aux enfants de mères qui avaient suivi 12 années de scolarité ou plus [selon le vaccin]. Les enfants dont la mère est allée à l’école primaire n’ont que légèrement mieux réussi, avec 33 à 62 % plus de chances de se faire vacciner tardivement, que ceux dont la mère était très instruite.

Note des éditeurs de VoICE : Les données de cette analyse proviennent de l’Enquête nationale sur la famille et la santé, quatrième édition.

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Principale donnée probante : L’éducation maternelle profite aux taux de vaccination de tous les membres de la communauté, et pas seulement des enfants de la mère. Au Nigéria, les chances des enfants d’être entièrement vaccinés ont été multipliées par 1,06 pour chaque année supplémentaire d’éducation reçue par les mères. Les chances des enfants d’être entièrement vaccinés ont été multipliées par 1,2 pour chaque année supplémentaire d’éducation maternelle dans la communauté.

Note des rédacteurs de VoICE : les auteurs ont tenu compte de facteurs comme l’emploi des mères, la richesse moyenne du ménage, le fait que l’enfant soit né ou non à l’hôpital, le statut urbain des communautés et l’emplacement géographique des communautés.

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Principale donnée probante : L’utilisation des services de soins prénatals chez les adolescentes enceintes, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, y compris la vaccination contre l’anatoxine tétanique, était la plus faible chez les femmes qui vivaient dans les zones rurales, qui avaient effectué moins d’études et qui appartenaient aux quintiles de richesse plus pauvres.

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Principale donnée probante : Une étude examinant les données OMS des États membres montre que la couverture mondiale de la troisième dose du vaccin DTC est 26 % plus élevée chez les enfants nés de mères ayant suivi des études secondaires que chez ceux nés de mères sans instruction.

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Données clés : Les données de l’Enquête démographique et de santé du Kenya montrent que les femmes ayant fait des études primaires étaient 2 à 5 fois plus susceptibles de faire vacciner leurs nourrissons (selon le vaccin) et que les femmes ayant fait des études secondaires étaient 2,5 à 9 fois plus susceptibles de faire vacciner leurs nourrissons que les mères n’ayant pas fait d’études primaires ou n’ayant pas fait d’études [après ajustement en fonction de la richesse, de l’âge, de la religion et d’autres variables]. Des activités de communication ciblées visant à sensibiliser les femmes moins instruites à l’importance de la vaccination pourraient être une mesure à court terme pour réduire cet écart.

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Principale donnée probante : Une étude menée au Pakistan, conçue pour étudier la relation entre l’éducation et l’émancipation maternelle, d’une part, et la vaccination infantile contre la poliomyélite, d’autre part, a montré que les mères plus instruites sont plus susceptibles de faire vacciner leurs enfants – 74 % des enfants de mères qui ont fait des études supérieures ont été complètement vaccinés, contre 67 % chez les enfants de celles qui ont fait des études primaires, et seulement 47 % pour ceux dont les mères n’ont pas fait d’études.

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Principale donnée probante : Les chercheurs qui se sont penchés sur la couverture vaccinale dans 45 pays à revenu faible et intermédiaire ont constaté que l’éducation maternelle est un bon prédicteur de la couverture vaccinale. Les enfants des mères les moins instruites sont 55 % moins susceptibles d’avoir reçu le vaccin contre la rougeole et trois doses du vaccin DTC que les enfants des mères les plus instruites.

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Principale donnée probante : Une étude qui a examiné l’écart entre les sexes, en termes de couverture vaccinale, dans une zone rurale du Bangladesh, a montré que la pauvreté, le faible niveau d’instruction maternelle et l’ordre de naissance (seconde ou ultérieure) avaient un effet négatif plus important sur la probabilité de couverture vaccinale complète des filles que des garçons. En d’autres termes, les filles appartenant à des ménages vivant sous le seuil de pauvreté étaient 11 % moins susceptibles d’être pleinement vaccinées que les garçons appartenant à des ménages vivant sous le seuil de pauvreté. Les filles étaient également 6 % moins susceptibles que les garçons d’être complètement vaccinées si leur mère n’avaient pas fait d’études secondaires, et 5 % moins susceptibles que les garçons d’être vaccinées si elles n’étaient pas l’aînée de la famille.

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