Retour sur investissement

Le sous-thème Retour sur investissement (RSI) présente des preuves et des arguments comparant les investissements faits dans la vaccination avec les gains économiques estimés de ces investissements. L’analyse du retour sur investissement tient souvent compte de mesures telles que le coût du traitement des maladies évitées, les gains économiques et de productivité et les avantages pour la société.

4 Key Concepts

Données clés : La première étude sur la rentabilité des vaccins conjugués contre la typhoïde a révélé que la vaccination systématique des nourrissons à l’âge de neuf mois permettrait en fait d’économiser des coûts dans deux contextes (Delhi, Inde et une région rurale du Vietnam), en raison de la forte incidence ou des taux d’hospitalisation élevés, et serait rentable dans les trois autres sites de l’étude (en Inde et au Kenya). L’ajout d’une campagne ponctuelle de rattrapage pour diverses tranches d’âge plus âgées permettrait encore d’économiser des coûts à Delhi et au Vietnam, et d’accroître la rentabilité dans les autres sites, ce qui permettrait de le justifier sur le plan économique.

Note des rédacteurs de VoICE : l’étude a intégré les effets collectifs dans son modèle, n’a examiné que le point de vue des payeurs de soins de santé et a supposé l’utilisation d’une dose unique de vaccin à 1 dollar international.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Dans une analyse modélisant l’impact économique de l’utilisation du vaccin dans les 72 pays les plus pauvres du monde, pour les pays inclus dans les analyses de la région africaine, l’augmentation de la couverture du vaccin antirotavirus à 90 % devrait permettre d’économiser plus de 900 millions de dollars américains en dépenses thérapeutiques évitées.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Compte tenu des coûts directs et indirects, les chercheurs néerlandais ont estimé que la vaccination préventive des professionnels de santé néerlandais contre la coqueluche (afin de réduire l’exposition et la transmission contribuant aux flambées), se traduit par un retour sur investissement de 4 euros pour chaque euro investi. Cette projection suppose une flambée de coqueluche tous les dix ans.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Dans une étude portant sur une flambée de coqueluche aux États-Unis en 2003, dont 17 cas chez des travailleurs sanitaires, les chercheurs ont estimé que la vaccination des travailleurs sanitaire entraînerait un retour sur investissement multiplié par 2,4 pour les hôpitaux.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Une série d’études menées aux États-Unis a estimé que les économies moyennes réalisées sur les coûts directs des soins de santé liés au rotavirus et à la gastro-entérite aiguë se situaient entre 121 millions et 231 millions de dollars par an après l’introduction des vaccins antirotavirus.

Voir la publication >

Principale donnée probante : la vaccination des enfants contre le rotavirus au Bangladesh empêcherait plus de 50 000 consultations externes et 40 000 hospitalisations chez les enfants de moins de cinq ans chaque année, et réduirait les coûts de traitement de 5,8 millions de dollars sur deux ans — une baisse qui résulterait en très grande partie (96 %) d’un nombre réduit d’hospitalisations. Étant donné que cette étude n’a pas tenu compte des effets collectifs, l’impact réel serait probablement plus important.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Au cours d’une analyse coût-efficacité menée au Royaume-Uni, prenant en compte l’effet de l’immunité grégaire, l’analyse de l’impact budgétaire a démontré que l’introduction d’un programme de vaccination antirotavirus pourrait rembourser entre 58 et 96 % des dépenses du programme, au cours des quatre premières années.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Une évaluation économique de la vaccination antirotavirus menée en Italie a permis de montrer que dès la deuxième année suivant l’introduction du vaccin antirotavirus, le coût du vaccin serait plus que compensé par les économies réalisées grâce à la prévention des cas de maladie et d’hospitalisations.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Une étude récente a estimé qu’au cours de la décennie 2011-2020, chaque dollar investi dans les programmes de vaccination des 73 pays les plus pauvres du monde rapporterait un retour sur investissement de 16 $US. En s’appuyant sur une approche tenant compte des avantages sociétaux additionnels de la vaccination (« l’approche du revenu intégral », qui quantifie la valeur que les gens accordent à une vie plus longue et plus saine), les chercheurs ont estimé que les retours pourraient atteindre 44 $US par dollar investi.

Voir la publication >

Principale donnée probante : La vaccination des enfants aux Philippines contre six maladies a permis d’augmenter de façon significative les scores de QI et de langue (par rapport aux enfants ne recevant pas de vaccins) et a été estimée à un taux de rendement de 21 %.

Voir la publication >