Sécurité sanitaire

Le sous-thème Sécurité sanitaire fait référence à l’importation de maladies par-delà les frontières internationales qui peuvent présenter une menace pour la lutte contre les maladies au sein d’un pays. La prévention des maladies à travers le monde par la vaccination est essentielle pour accroître la sécurité sanitaire nationale.

4 Key Concepts

Principale donnée probante : La détection du virus de la grippe H1N1 au Mexique en 2009, et par la suite dans d’autres pays des Amériques, a bénéficié de l’expérience en laboratoire acquise avec la rougeole et la rubéole dans la région, ce qui a permis de détecter rapidement ce qui est devenu un nouveau virus pandémique et d’y réagir immédiatement.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Le dernier Règlement sanitaire international (RSI) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) mis à jour en 2005 contenait plusieurs changements majeurs par rapport aux versions précédentes. Toutefois, la nécessité de signaler les cas de choléra et de fièvre jaune est demeurée, parallèlement à l’élargissement de la liste des maladies concernées. Ces maladies continuent d’être des menaces critiques pour la sécurité sanitaire nationale et internationale, ce qui fait de la vaccination contre elles une approche vitale de la lutte contre les maladies.

Voir la publication >

Principale donnée probante : l’élaboration et la mise en œuvre réussie d’un plan multinational coordonné en réponse à une flambée de poliomyélite sauvage en Syrie et en Irak ont mis fin à la flambée en l’espace de six mois. Cette intervention, qui a consisté à renforcer la surveillance de la paralysie flasque aiguë et à mener plus de 70 campagnes de vaccination de masse synchronisées contre la poliomyélite dans huit pays du Moyen-Orient (touchant >27 millions d’enfants), pourrait servir de modèle pour faire face aux flambées de maladies dans les zones touchées par les conflits et l’instabilité politique.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Les conflits en Méditerranée orientale ont eu un impact sur les infrastructures sanitaires et ont compromis le succès de l’objectif de la région, à savoir l’éradication de la rougeole. Parallèlement à la flambée des taux de migration et de déplacement, le nombre de cas de rougeole dans la région a doublé, passant de 10 072 en 2010, à 20 898 en 2015.

Voir la publication >

Principale donnée probante : En 2013, les 175 cas de rougeole aux États-Unis ont quasiment tous pu être retracés jusqu’à des importations internationales.

Voir la publication >

Principale donnée probante : La situation d’urgence humanitaire au Venezuela, et l’effondrement de son infrastructure de soins de santé primaires qui en a résulté, a provoqué la réapparition de la rougeole et de la diphtérie (qui ont touché de manière disproportionnée les populations autochtones) et leur propagation dans les pays voisins. Cela ouvre la voie à une possible réapparition de la poliomyélite. Le rétablissement de la rougeole en tant que maladie endémique au Venezuela (avec >5 500 cas confirmés) et sa propagation dans les pays voisins menacent le statut d’absence de rougeole.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Aux États-Unis, plusieurs cas de rougeole continuent de survenir en raison de l’importation de la maladie. Entre 2009 et 2014, 74 % des cas de rougeole aux États-Unis concernaient des résidents américains revenant de l’étranger. Vacciner les voyageurs américains avant un départ à l’étranger, avec le vaccin ROR, serait rentable ou même économique pour ceux qui se rendent dans des « points chauds » de la rougeole, surtout si les voyageurs n’ont pas été préalablement vaccinés ou s’ils retournent dans des communautés américaines avec des taux variables de couverture du ROR. Cependant, vu le grand nombre de voyageurs, cela ne serait pas rentable pour tous les américains voyageant à l’étranger.

Voir la publication >

Principale donnée probante : Les infections tuberculeuses et pneumococciques sont deux des 18 menaces pharmacorésistantes à la sécurité sanitaire aux États-Unis identifiées par les CDC en 2013 et sont potentiellement évitables par la vaccination. La plupart des infections tuberculeuses résistantes aux antibiotiques aux États-Unis surviennent chez des personnes nées à l’extérieur des États-Unis.

Voir la publication >