Synergies entre les programmes du système de santé

Le sous-thème Synergies entre les programmes du système de santé explore les situations qui se produisent lorsque de nouveaux vaccins sont introduits dans le programme de vaccination systématique et soutiennent la mise en œuvre des vaccins existants et d’autres programmes de santé publique (p. ex. interventions en santé maternelle et infantile) qui sont offerts dans le cadre de la plate-forme de vaccination systématique.

6 Key Concepts

Principale donnée probante : Une supplémentation en vitamine A a été administrée, durant les campagnes de vaccination contre la poliomyélite, afin d’atteindre les enfants souffrant d’une carence en vitamine A dans les pays africains de l’Angola, du Tchad, de la Côte d’Ivoire et du Togo. Cela a entraîné une couverture minimale de 80 % pour la vitamine A et de 84 % pour le vaccin contre la poliomyélite, durant toutes les campagnes de vaccination. Au cours de la deuxième année d’intégration de la supplémentation en vitamine A à la campagne de vaccination contre la poliomyélite, la couverture a dépassé 90 %, dans les quatre pays, tant pour la vitamine A que pour la poliomyélite.

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Principale donnée probante : Les communautés affichant un taux plus élevé d’utilisation des services de santé, en particulier les accouchements en établissement, étaient plus susceptibles d’enregistrer des taux de couverture vaccinale plus élevés.

Note des rédacteurs de VoICE : Ces données, tirées d’une étude en République démocratique du Congo, avaient un rapport de cotes ajusté de 2,36.

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Principale donnée probante : Les occasions de vaccination manquées, c’est-à-dire le pourcentage d’enfants qui n’ont pas atteint la couverture vaccinale complète (CVC), parmi ceux qui reçoivent une ou plusieurs interventions de santé non liées, ont été évaluées dans le cadre d’une étude menée dans 14 pays géographiquement différents. Chez les enfants dont le taux de vaccination est inférieur à 70 %, dans tous ces pays, la CVC la plus faible a été observée chez les enfants nés de mères qui n’ont pas suivi de soins prénatals. La plus grande différence en termes de CVC (54 %) a été observée en Côte d’Ivoire, en comparant les enfants nés de mères qui ont assisté à quatre visites de soins prénatals ou plus et celles qui n’ont bénéficié d’aucune visite de soins prénatals. La présence d’accoucheuses qualifiées était liée à des taux plus élevés de CVC, avec une CVC 36 % plus faible chez les enfants nés sans la présence d’accoucheuse qualifiée au Nigeria. Les soins postnatals ont contribué à l’augmentation de 31 % de la CVC chez les enfants qui ont reçu des soins postnatals en Éthiopie. La supplémentation en vitamine A et le fait de dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII) ont également été positivement liés à l’augmentation de la CVC en République démocratique du Congo et en Haïti, respectivement.

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Principale donnée probante : Au Nigéria, les mères étaient de 2 à 4 fois plus susceptibles d’avoir des enfants complètement vaccinés si elles avaient assisté à 1 à 3 visites de soins prénatals, de 2,5 à 8 fois plus susceptibles si elles avaient assisté à 4 à 7 visites de soins prénatals, et près de 3 à 14 fois plus susceptibles si elles avaient assisté à au moins 8 visites de soins prénatals par rapport à celles qui n’avaient pas bénéficié de soins prénatals.

Note des éditeurs de VoICE : Des résultats similaires ont été observés dans de nombreux pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, y compris au Sénégal, au Bangladesh, en Indonésie, en Inde, au Zimbabwe et dans le Sud-Ouest de l’Éthiopie.

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Principale donnée probante : Les enfants kényans nés en dehors d’un établissement de santé avec l’aide d’une accoucheuse traditionnelle étaient environ 80 % plus susceptibles d’être non vaccinés ou sous-vaccinés que les enfants nés dans un établissement de santé public.

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Principale donnée probante : En Inde, les enfants de mères qui ont été vaccinées contre le tétanos pendant la grossesse étaient 22 à 31 % moins susceptibles d’avoir été vaccinés tardivement (selon le vaccin), comparativement aux enfants de mères non vaccinées. Les personnes nées à leur domicile étaient presque trois fois plus susceptibles de recevoir le vaccin BCG en retard et 41 % plus susceptibles de recevoir leur première dose de TDC en retard, comparativement à celles nées dans un établissement de santé publique.

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Principale donnée probante : Au Pakistan, les enfants nés de femmes ayant effectué trois ou quatre visites de soins prénatals étaient 40 à 60 % plus susceptibles de recevoir tous les vaccins requis à temps que les enfants dont la mère n’avait effectué qu’une ou deux consultations prénatales.

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Données clés : La probabilité qu’un enfant âgé de 12 à 23 mois au Myanmar ait terminé sa vaccination était plus de trois fois plus élevée si sa mère avait été vaccinée contre le tétanos pendant la grossesse, et presque deux fois plus élevée si elle avait effectué au moins quatre visites prénatales que les mères qui, après la prise en compte d’autres facteurs, tels que le niveau de scolarité des parents, le revenu du ménage, la résidence (rurale ou urbaine) et l’âge de la mère.

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Principale donnée probante : Selon une étude menée au Ghana, le recours aux services de soins de santé maternelle recommandés (définis comme comprenant au moins quatre consultations prénatales, la présence d’un préposé qualifié à l’accouchement et le déroulement de l’accouchement dans un établissement de santé) était un facteur prédictif de vaccination en temps opportun des nourrissons des mères. Comparativement aux enfants dont la mère a reçu un ou deux de ces services, les nourrissons nés de mères ayant reçu les trois interventions étaient environ 30 % plus susceptibles d’être complètement vaccinés à l’âge de 12 à 23 mois, tandis que les enfants dont la mère n’a reçu aucun de ces services étaient environ deux fois moins susceptibles d’être complètement vaccinés. L’investissement dans la santé maternelle, qui permet de familiariser les populations avec le système de santé et d’accroître les connaissances des mères en matière de prévention des maladies, peut contribuer à améliorer la santé de la mère et de ses enfants au-delà de la petite enfance.

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Principale donnée probante : L’utilisation par les mères éthiopiennes de l’un ou l’autre des trois services de santé maternelle (soins prénatals, services d’accouchement ou vaccination contre le tétanos) a significativement augmenté la probabilité que leurs enfants soient complètement vaccinés d’ici l’âge de 12 à 23 mois. Par conséquent, les initiatives nationales de vaccination devraient être axées sur l’amélioration de l’accès des femmes enceintes à ces services de santé maternelle essentiels.

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Principale donnée probante : Une utilisation supérieure des vaccins contre les maladies évitables par la vaccination, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, pourrait sauver la vie de milliers de mères et d’enfants chaque année. La charge de morbidité du tétanos, de la grippe et de la coqueluche a été minimisée dans de nombreux pays, grâce à la vaccination maternelle, mais il est maintenant nécessaire d’appliquer cette stratégie de façon plus large.

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Principale donnée probante : Au Rwanda, l’introduction du vaccin contre le VPH, dans le cadre d’un nouveau programme d’administration en milieu scolaire, a donné l’occasion d’offrir des services de santé supplémentaires à tous les écoliers (filles et garçons), y compris des séances de promotion de la santé, de déparasitage et de circoncision volontaire et gratuite.

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